Actualités

« Tous, quels que soient notre âge, notre ancienneté, notre expérience, constatons que l’évolution est le maître-mot de la vie en général et de la formation en particulier », par ces quelques mots Bernard Stalter, Président de l’UNEC, introduisait le Livre Blanc de la formation coiffure. Un postula entendu par le gouvernement qui prépare une réforme de l’apprentissage attendue au printemps 2018.

Facteur clé de l’insertion des jeunes dans le monde du travail et notamment de la coiffure, l'apprentissage est encore malheureusement marqué par une certaine méfiance de la part de ceux qui gagneraient à être apprentis, de leurs parents, des enseignants, des entreprises. La réforme de la formation professionnelle actuellement en gestation comporte un volet non négligeable sur l’apprentissage qui vise à casser les préjugés et faire disparaitre les freins.

Avec 17 752 apprentis (en hausse de 0.6%) sur la rentrée scolaire 2015/2016, la coiffure est le 2ème secteur de l’artisanat formant des jeunes par cette voie. Si l’apprentissage reste le meilleur passeport pour accéder aux métiers de la coiffure permettant de former sur toute la filière, du niveau V (CAP) au niveau III (BM), force est de constater qu’une révision ambitieuse est aujourd’hui nécessaire afin de développer son équilibre au profit des entreprises, de leurs collaborateurs et plus largement de la jeunesse.

Alors que la reprise économique s'installe et que, paradoxalement, de nombreux secteurs économiques dont la coiffure peinent à recruter du personnel qualifié, il est indispensable de mener de véritables réformes structurelles pour répondre à cette question simple : de nombreux chefs d'entreprise cherchent à recruter des apprentis, mais ne trouvent pas de candidats. 

Le réseau UNEC, acteur majeur de la formation des apprentis, soutien l'idée qu'il est nécessaire de réformer l'apprentissage en la modularisant, en créant des passerelles vers d'autres métiers et vice versa, en favorisant son accès à n'importe quel âge et depuis n'importe quelle formation initiale avec des systèmes d'équivalence, en créant un sas a l'entrée, en assouplissant les règles liées au temps de travail de façon à permettre aux apprenants de s'entraîner aux gestes.

Les principales propositions portées par L’UNEC et le réseau des Chambres de métiers s’appuient sur ;

-       Une adaptation des parcours d’apprentissage et de l’offre de formation aux nouveaux publics, aux nouvelles pédagogies et aux enjeux de la digitalisation

-       Une meilleure préparation des futurs apprentis avant leur entrée en entreprise

-       Une meilleure implication des professionnels, des branches et des chambres de métiers comme partenaires de l’orientation

-       Une rémunération adaptée aux nouveaux profils des apprentis et des aides mieux réparties

-       Une plus juste affectation de la taxe d’apprentissage aux Centres de Formation des Apprentis

-       Une valorisation du rôle et de la fonction de maître d’apprentissage

-       Une simplification du cadre juridique de l’apprentissage avec une uniformisation des rémunérations et temps de présence en entreprise pour tous les contrats en alternance.

Pour Bernard Stalter « le métier de coiffeur n’est pas immuable, il ne l’a jamais été. Il a toujours su s’adapter. C’est notre rôle, sa raison d’être, sa fierté même. A nous d’être ambitieux et de relever le défi d’une mutation bénéfique et nécessaire.


Retour

Ils sont partenaires de l'UNEC

  • Institutions de la coiffure
  • DGE
  • Loreal professionnel
  • Mutex
  • Cegeco