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Avec 85.000 établissements, 190.000 actifs, un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros et l’accueil de près d’1 million de consommateurs par jour, la Coiffure est un véritable moteur de l’économie de proximité.  Elle est actuellement le 2ème secteur de l’Artisanat. Cependant, elle souffre d’un déficit d’image important. Qu’il s’agisse des jeunes en quête d’orientation ou des consommateurs, elle n’attire plus et ne fait plus rêver. Ainsi, on exerce le métier « par défaut » et on se rend chez le coiffeur « par nécessité ».

Il devient à la fois urgent et indispensable de faire évoluer les représentations du métier, de manière à :

  • Préparer la relève et apporter des solutions aux difficultés de recrutement auxquelles la profession est confrontée
  • Faire revenir le client dans les salons (ou le coiffeur à son domicile)

Voici mes propositions pour rendre ses lettres de noblesse à la profession et booster son attractivité :

REPROFESSIONNALISER LE MÉTIER POUR EN GARANTIR L'EXCELLENCE

Le nivellement progressif vers le bas doit cesser. La filière doit disposer d’une offre de formations adaptées et cohérentes pour en garantir l’excellence et dans ce cadre, notre organisation professionnelle a pleinement son rôle à jouer.

L’UNEC a d’ailleurs réalisé un travail considérable sur le sujet, que ce soit en se battant et remportant le combat pour le maintien de la qualification professionnelle préalable à l’installation, ou encore,  en lançant les Assises de la formation dès 2014, qui ont abouti à la rédaction du Livre blanc.

Le Livre blanc est le fil conducteur du positionnement de la profession sur la formation pour les années à venir. C’est un outil fabuleux et un certain nombre de ses préconisations sont actuellement en phase de mise en œuvre. Pour autant, là encore il ne s’agit pas d’un dogme et notre organisation professionnelle devra continuer à le faire vivre, tout en s’adaptant en permanence aux évolutions qui modèlent notre société et notre économie. La réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle en cours en représente une illustration.

Avec l’ensemble des partenaires, notre organisation professionnelle doit à mon sens repenser sa filière de formation, l’adapter aux attentes et besoins émergents des consommateurs, aux nouvelles pratiques et prendre en compte les nouvelles technologies.

 

RENDRE LE MÉTIER PLUS ATTRACTIF

La profession manque de compétitivité et donc, d’attractivité.  Afin d’attirer des jeunes de tous horizons et pas seulement ceux en situation de rupture scolaire, la profession doit se remettre en question et opérer des changements, à plusieurs niveaux.

Tout d’abord, au niveau de l’image du métier de coiffeur. Notre organisation professionnelle doit redorer le blason de la profession, en mettant en place des actions fortes et pertinentes. C’est dans cette optique que l’UNEC mettra en place et formera  l’équipe des Ambassadeurs de la profession, dont le rôle est de promouvoir le métier. L’UNEC s’appuiera également sur la vitrine que représentent l’Artistique et les concours, notamment avec l’Equipe de France, les Olympiades des Métiers, Coiffeur en France, ou encore, les MOF. De même, elle continuera à co-organiser le salon MCB by Beauté Sélection, qui positionne fortement le secteur.

L’UNEC devra également mener des réflexions au niveau des rémunérations et conditions d’exercice du métier. Chefs d’entreprises comme salariés, peu peuvent prétendre aujourd’hui bien vivre de la Coiffure ! Pour ce qui concerne les conditions d’exercice, celles-ci  demeurent assez difficiles bien qu’ayant fortement évolué notamment depuis la généralisation des équipements prévenant les TMS.

L’UNEC devra se donner les moyens de ses ambitions, que ce soit en exerçant son pouvoir d’influence auprès des pouvoirs publics et autres institutions pour défendre les intérêts de la coiffure, ou en trouvant des accords intelligents avec les partenaires sociaux.

 

POSITIONNER L’UNEC ET LA PROFESSION AUPRES DES TIERS

La revalorisation du secteur de la Coiffure passera également et nécessairement par son positionnement à sa juste valeur auprès des tiers. L’UNEC doit poursuivre les efforts engagés pour représenter le métier et en défendre les intérêts de manière efficace et pertinente.  C’est ainsi que la Coiffure pourra conquérir la place de 1er secteur de l’Artisanat.

La coiffure et l’UNEC doivent devenir incontournables, peser dans toutes les réflexions et décisions prises par le gouvernement, y être associées. Elles doivent être reconnues et considérées à leur juste valeur au sein des collectivités.  

 

Un grand chemin a déjà été parcouru, puisque nombre d’élus du secteur détiennent des mandats sociaux ou siègent au sein des conseils régionaux, mairie et organismes consulaires.  Aussi, je propose de poursuivre et intensifier notre action de lobbying, ainsi que de professionnaliser les élus en leur proposant des cursus de formation adaptés.

 

Bernard Stalter

Président de l'Union nationale des entreprises de coiffure

 


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