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Bernard Stalter - Muriel Penicaud - UNEC

Avec un peu plus de 85 000 établissements et 96 000 salariés, le secteur de la coiffure est sans conteste l'un des plus dynamiques de l'artisanat français. Dans le même temps, la France compte 1,3 million de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études, et seulement 400 000 d'entre eux ont choisi la voix de l'apprentissage.

La réforme pour la liberté  de choisir son avenir professionnel propose ainsi une série de mesures pour permettre au plus grand  nombre de jeunes d’entrer en apprentissage, avec  notamment un meilleur statut pour les apprentis et des mesures de simplification pour les entreprises. Entretien exclusif entre Muriel Pénicaud, Ministre du Travail et Bernard Stalter, Président de l'UNEC.

Bernard Stalter : La coiffure manque cruellement de collaborateurs qualifiés. En quoi la loi pour la liberté de choisir son évolution professionnelle est-elle une chance pour notre profession ?

Muriel Pénicaud : La philosophie de la loi Avenir Pro qui a été votée le 1er août 2018, est notamment centrée autour de l’acquisition des compétences et la qualification de nos concitoyens : chaque salarié disposera de 500 euros chaque année pour se former, 800 s’il est moins qualifié, et ce sur une période de 10 ans. Cela signifie que grâce à cet argent les salariés pourront, s’ils le souhaitent, se former à votre profession, évoluer, se reconvertir... Côté entreprises, dans le secteur de la coiffure, pour les 85 000 implantées sur tout le territoire -toutes des petites et très petites entreprises-, une solidarité financière des grandes entreprises sera mise en place pour faciliter l’accès à la formation de tous les salariés, et notamment les vôtres qui pourront se perfectionner et acquérir des compétences complémentaires.

BS : Quel accompagnement prévoit la loi pour les entreprises qui vont recruter des apprentis ?

MP : La loi lève beaucoup de freins, notamment administratifs. Nous avons beaucoup échangé sur différents volets de la loi. L’apprentissage est une chance unique pour les coiffeurs de former, transmettre leur savoir-faire et partager la passion de leur métier à leur futur collaborateur. Avec la loi Avenir Pro, nous allons simplifier les démarches pour que les entreprises accueillent davantage d’apprentis. Le secteur de la coiffure est pleine- ment concerné : demain, il n’y aura plus qu’un collecteur unique (URSSAF), des aides fusionnées permettront à toutes les entreprises de moins de 250 salariés de recruter plus facilement des apprentis, les jeunes pourront entrer en apprentissage tout au long de l’année, la durée de contrat tiendra désormais compte des acquis... Il appartient désormais aux coiffeurs de se mobiliser pour l’apprentissage, formidable levier de réussite.

BS : Que change la loi pour les apprentis ?

MP : Avec la loi, nous accompagnons les jeunes vers l’autonomie ! Demain, les apprentis de moins de 20 ans verront leur rémunération augmenter de 30 euros net chaque mois. Demain, les jeunes apprentis majeurs auront une aide de 500 euros pour passer leur permis de conduire. L’apprentissage, c’est une voie de passion qui prépare les apprentis coiffeurs du niveau CAP au Brevet de maîtrise. Avec l’apprentissage, 70 % des apprentis ont un emploi après leur formation, 30 à 40 % deviennent entrepreneurs. Encourageons nos jeunes à choisir cette voie d’excellence !


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