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Dans un monde en perpétuel mouvement, la profession de coiffeur doit s'en cesse s'adapter pour assurer son développement. Eléments clés dans cette démarche, la convention collective et la notion de représentativité d'une organisation professionnelle: explications.

Qu'est ce que la convention collective ?

Négociée entre les organisations professionnelles d'employeurs et les syndicats de salariés, la convention collective est le document de référence dans chaque branche, autrement dit dans chaque métier. La convention collective régit les spécificités de la profession pour favoriser son développement en s’attachant à définir principalement les règles liées aux salaires, aux classifications, à l’organisation du temps de travail et à la formation des collaborateurs.

En résumé, une bonne convention collective peut rendre un métier plus attractif.

Comment fait-on évoluer la convention collective ?

Les représentants de salariés et de chefs d’entreprise de chaque profession se réunissent régulièrement au sein d’une commission, dite CPPNI : Commission Paritaire Permanente de Négociation et d'Interprétation, pour proposer des évolutions à la convention collective. Ces évolutions font l’objet de discussions avant d’être soumises au vote. Le législateur a fixé les règles de fonctionnement de cette commission et prévu pour les organisations professionnelles représentant plus de 50% d’entreprises syndiquées, la faculté de s’opposer à la conclusion d’accords collectifs. D’où l’importance pour le Ministère du travail d’objectiver la mesure de cette représentativité, ce qui a été fait en 2016 pour la première fois. Au travers de cette mesure, il s’agit de mesurer la légitimité des organisations professionnelles en rapprochant le nombre d’adhérents du nombre d’entreprises syndiquées dans un métier donné.

Lors de cette mesure, l’UNEC avec ses 5 200 adhérents s’est imposée avec un taux de 89.85 %. La désignant ainsi comme la 1ère organisation patronale du secteur. Cette mesure de la représentativité sera reconduite tous les 4 ans.

Tout l’enjeu pour l’UNEC consiste à renforcer cette pôle position pour continuer à défendre au mieux les intérêts de la profession dont les facettes sont multiples (coiffeurs avec ou sans salons, avec ou sans salariés, sous franchise ou non…). Cela passe nécessairement par une politique active de développement du nombre d’adhérents. La conclusion d’un accord avec le Groupe VOG en mars dernier s’inscrit dans ce cadre et permettra de peser encore davantage dans les négociations avec les Ministères, pour faire entendre encore plus fort la voix de la profession.

Au sommaire : décryptage de l'assurance chômage, zoom sur le marketing sonore dans vos salons, Convention Collective et représentativité : des clés pour faire avancer la profession, le portrait de Sarah Daniel--Hamizi, La Barbière de Paris et bien plus encore ...

L'EDITO du président

A la veille d’un point d'étape majeur dans la réforme de l’apprentissage initiée par le gouvernement, j’ai à coeur de réaffirmer combien il est important de faire évoluer cette voie qui reste pour nous le chemin royal pour accéder à la profession de coiffeur. Aujourd’hui malheureusement, entreprises et jeunes tournent autour d’un système bien trop complexe. Il est donc nécessaire de simplifier tout cela et de faire en sorte que le système tourne entièrement autour d’eux, qu’il soit organisé pour répondre à leurs besoins et attentes. Nous sommes tous d’accord sur le fait que l’apprentissage mérite d’être reconnu comme une voie de passion, d’excellence et d’avenir, pour les jeunes, leurs familles et les entreprises.


Parmi les 20 mesures concrètes annoncées en mars dernier par le gouvernement afin de transformer l’apprentissage je note tout particulièrement le fait que l’apprentissage sera ouvert aux jeunes jusqu’à 30 ans, au lieu de 26 ans aujourd’hui, permettant à davantage de jeunes actifs de bénéficier de l’excellence de la formation pour obtenir un emploi ou créer une entreprise.
Autre point saillant le système de financement de l’apprentissage sera entièrement revu, selon un principe simple, transparent et sécurisant : un jeune + une entreprise = un contrat = un financement. Aujourd’hui, il existe trois aides à l’embauche différentes et un crédit d’impôt. C’est un système complexe pour les entreprises. Demain, ces quatre soutiens financiers seront unifiés et ciblés sur les TPE et PME, pour des embauches sur des diplômes de niveau bac et pré-bac. Simplicité et efficacité sont le maître mot. L’aide par contrat sera supérieure à 6 000 € pour 2 ans, elle sera payée par l’État et distribuée par les Régions, qui pourront l’abonder si elles le souhaitent. Côté communication et valorisation de cette voie les Régions organiseront, avec le monde professionnel et en lien avec les Départements, des journées annuelles d’information sur les métiers et les filières professionnelles dans tous les collèges et lycées. L’occasion pour les élèves de rencontrer les professionnels, salariés, apprentis ou chefs d’entreprise de coiffure, afin de découvrir notre beau métier et les possibilités de carrières qui s’ouvrent à eux.


Gageons que dans les mois à venir bon nombre de ces mesures se mettent en place et fassent que l’apprentissage en France puisse se développer et enfin prendre la place qu’il mérite. C’est une très grande satisfaction pour l’UNEC qui restera néanmoins vigilante dans l’attente de l’application de l’ensemble de ces textes.


Bonne lecture,
BERNARD STALTER
Président de l’UNEC

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C’est le 13 mai dernier, à l’occasion du 68ème Congrès de l’Union nationale des entreprises de coiffure organisé à Rennes, que Bernard Stalter a été réélu à la tête de la première organisation professionnelle du secteur.

Une décision unanime (puisque Bernard Stalter a été réélu avec 99% des voix) et de bonne augure pour la profession qui, rappelons-le, arrive au 2ème rang des activités artisanales en France avec 190 000 actifs, près d’1 million de consommateurs par jour et un chiffres d’affaire annuel de 6 milliards d’Euros. A l’heure où la coiffure fait face à de multiples enjeux, la feuille de route du président Stalter est claire et s’inscrit dans le prolongement de son premier mandat : revaloriser le secteur de la coiffure, anticiper les évolutions du métier, travailler à la réinvention de la profession et poursuivre la transformation de l’UNEC.

 

 

REVALORISER LE SECTEUR DE LA COIFFURE

La Coiffure est aujourd’hui un véritable moteur de l’économie de proximité cependant, elle souffre d’un déficit d’image important. Il devient à la fois urgent et indispensable de faire évoluer les représentations du métier, de manière à préparer la relève et apporter des solutions aux difficultés de recrutement auxquelles la profession est confrontée mais aussi faire revenir le client dans les salons. Pour cela l’UNEC travaillera à :

  • Faire évoluer l’offre de formations afin de l’adapter aux attentes et besoins émergents des consommateurs, aux nouvelles pratiques et prendre en compte les nouvelles technologies.
  • Attirer des jeunes de tous horizons et pas seulement ceux en situation de rupture scolaire. C’est dans cette optique que l’UNEC est en train de mettre en place et de former des Ambassadeurs de la profession dont le rôle sera de promouvoir le métier auprès des jeunes.
  • Mener des réflexions sur les rémunérations et les conditions d’exercice du métier, afin de le rendre plus attractif.

 

ANTICIPER LES ÉVOLUTIONS DU MÉTIER, RÉINVENTER LA PROFESSION

Le monde traverse une période de profondes mutations, à tous niveaux : (r)évolution numérique, (r)évolution des comportements sociaux, des modes de consommation, des outils de gestion et de développement des entreprises, de la formation, du métier et des différentes manières de l’exercer….le changement est partout, il est radical et s’opère à une vitesse exponentielle.

Dans ce paysage quatre champs d’actions sont prioritaires :

  • Le numérique avec une réelle volonté de la part de l’UNEC d’aider la profession à prendre le virage du digital.
  • Les nouveaux modèles économiques: identification de ces nouveaux modèles et analyse des menaces et des opportunités qu’ils représentent pour la profession
  • Le marketing et la communication: duo essentiel à un repositionnement efficace du métier et à sa dynamisation
  • Le développement durable, avec la poursuite de l’accompagnement de la profession dans cette démarche que ce soit par des actions de sensibilisation, d’information ou de formation.

 

TRANSFORMER L’UNEC ET RÉFORMER LE SYNDICALISME

Depuis quelques années l’Union nationale des entreprises de coiffure a remporté de belles  victoires, telles que celle de la représentativité (aujourd’hui l’UNEC est l’organisation professionnelle de référence du secteur, rassemblant 90% des entreprises de coiffure adhérentes à un syndicat) ou le maintien de l’exigence de qualification professionnelle préalable à l’installation. Pour autant il apparaît nécessaire aujourd’hui de travailler à un nouveau syndicalisme, plus moderne et en adéquation avec l’air du temps. Aussi ces quatre prochaines années verront :

  • L’enrichissement de l’offre de services et des avantages proposés aux coiffeurs adhérents UNEC, avec notamment la mise en place d’une centrale d’achats permettant d'accéder à des conditions d'achats privilégiées.
  • Le renforcement des synergies entre l’UNEC nationale et son réseau régional et départemental dans l’optique d’amplifier la portée des actions mises en place et positionner plus fortement encore l’UNEC auprès des tiers.

Ces trois axes de travail donneront naissance à des projets à la fois innovants, structurants et ambitieux, ayant vocation à permettre à la profession de relever les défis qui s’imposent à elle du fait des profondes mutations qui bouleversent la société et le monde économique.

Pour Bernard Stalter : « La profession est à un carrefour de son histoire et le temps ne nous attendra pas. Notre projet est ambitieux, à la hauteur des enjeux qui s’imposent à la profession. Mais cela ne doit que renforcer notre détermination. Je suis certain qu’ensemble, grâce à notre mobilisation et notre passion, nous parviendrons à atteindre notre but : rendre ses lettres de noblesses à la Coiffure et la porter au rang de 1er secteur de l’artisanat ».

 

Composition du Conseil exécutif de l’UNEC pour la mandature 2018-2022 :

Bernard STALTER (Président), Christophe DORE (1er Vice-Président), Fabienne MUNOZ (2ème Vice-Présidente), Jacqueline LEYZOUR (Membre, Présidente chargée de la commission des finances), Laurent MELIN (Membre, Président chargé des commissions dialogue social et emploi-formation), David BRAULT (Membre, Président chargé de la commission des questions économiques et du développement durable), Magali BARANTIN (Membre, Présidente chargée de la commission artistique et concours), Valérie COISSIEUX (Secrétaire), Pascal ALTMANN (Trésorier), Laure BAZAN (Membre), Véronique FONTAN (Membre).

Suite à l’évolution du cahier des charges et du référentiel du Certificat de Qualification Professionnelle « Responsable de salon de coiffure », il est maintenant l’heure pour les centres de formation souhaitant être habilités à dispenser cette formation pour la rentrée 2018/2019 de candidater via dossier auprès de la Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi et la Formation Professionnelle (CPNEFP).

Attention les candidatures sont ouvertes jusqu’au 8 juin 2018.

Tous les documents permettant de constituer un dossier de candidature  sont d’ores et déjà disponibles sur le site d’AGEFOS :

- Cahier des charges de l’appel à propositions

- Référentiels d’activités, de compétences et de certification du CQP

- Cahier des charges de la formation.

EN SAVOIR PLUS

Bernard Stalter, Président de l’UNEC avait déjà interpellé Emmanuel Macron sur le sujet lors de la campagne à l’élection présidentielle : l'U2P vient de lancer une campagne de mobilisation pour défendre les intérêts des artisans, des commerçants et des professionnels libéraux dans la perspective du prélèvement de l’impôt par les entreprises à compter du 1er janvier 2019.
 
Un sondage exclusif mené par l’institut Yougov pour l’U2P, réalisé début avril, révèle que :

  • 65% des Français sont en désaccord avec la réforme telle qu'elle est prévue. 42% des Français pensent que c’est à l’État, et à l’État seul, de gérer l’impôt sur le revenu, et 23% estiment que l’État doit prévoir des compensations financières si cette mission est attribuée aux chefs d’entreprise.

Enfin, près de 3 Français sur 4 jugent anormal que leur employeur ait accès à leur taux d’imposition et refusent ce mélange des genres entre vie professionnelle et vie privée.

Il est particulièrement important que la coiffure saisisse l’opportunité donnée par l’U2P pour se mobiliser à nouveau sur ce dossier qui est loin d’être anodin : à chacun son expertise, à chacun ses missions !


Ce qui est demandé :

  1. Que la mise en œuvre du dispositif soit simplifiée ;
  2. Que les frais et la charge de travail supplémentaire que cette réforme représente pour l’employeur, soient indemnisés ;
  3. Que le chef d’entreprise soit protégé des nouveaux risques juridiques encourus.

Vous pouvez soutenir cette action en signant la pétition initiée par l’U2P en cliquant ICI 

Ils sont partenaires de l'UNEC

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