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C’est le 13 mai dernier, à l’occasion du 68ème Congrès de l’Union nationale des entreprises de coiffure organisé à Rennes, que Bernard Stalter a été réélu à la tête de la première organisation professionnelle du secteur.

Une décision unanime (puisque Bernard Stalter a été réélu avec 99% des voix) et de bonne augure pour la profession qui, rappelons-le, arrive au 2ème rang des activités artisanales en France avec 190 000 actifs, près d’1 million de consommateurs par jour et un chiffres d’affaire annuel de 6 milliards d’Euros. A l’heure où la coiffure fait face à de multiples enjeux, la feuille de route du président Stalter est claire et s’inscrit dans le prolongement de son premier mandat : revaloriser le secteur de la coiffure, anticiper les évolutions du métier, travailler à la réinvention de la profession et poursuivre la transformation de l’UNEC.

 

 

REVALORISER LE SECTEUR DE LA COIFFURE

La Coiffure est aujourd’hui un véritable moteur de l’économie de proximité cependant, elle souffre d’un déficit d’image important. Il devient à la fois urgent et indispensable de faire évoluer les représentations du métier, de manière à préparer la relève et apporter des solutions aux difficultés de recrutement auxquelles la profession est confrontée mais aussi faire revenir le client dans les salons. Pour cela l’UNEC travaillera à :

  • Faire évoluer l’offre de formations afin de l’adapter aux attentes et besoins émergents des consommateurs, aux nouvelles pratiques et prendre en compte les nouvelles technologies.
  • Attirer des jeunes de tous horizons et pas seulement ceux en situation de rupture scolaire. C’est dans cette optique que l’UNEC est en train de mettre en place et de former des Ambassadeurs de la profession dont le rôle sera de promouvoir le métier auprès des jeunes.
  • Mener des réflexions sur les rémunérations et les conditions d’exercice du métier, afin de le rendre plus attractif.

 

ANTICIPER LES ÉVOLUTIONS DU MÉTIER, RÉINVENTER LA PROFESSION

Le monde traverse une période de profondes mutations, à tous niveaux : (r)évolution numérique, (r)évolution des comportements sociaux, des modes de consommation, des outils de gestion et de développement des entreprises, de la formation, du métier et des différentes manières de l’exercer….le changement est partout, il est radical et s’opère à une vitesse exponentielle.

Dans ce paysage quatre champs d’actions sont prioritaires :

  • Le numérique avec une réelle volonté de la part de l’UNEC d’aider la profession à prendre le virage du digital.
  • Les nouveaux modèles économiques: identification de ces nouveaux modèles et analyse des menaces et des opportunités qu’ils représentent pour la profession
  • Le marketing et la communication: duo essentiel à un repositionnement efficace du métier et à sa dynamisation
  • Le développement durable, avec la poursuite de l’accompagnement de la profession dans cette démarche que ce soit par des actions de sensibilisation, d’information ou de formation.

 

TRANSFORMER L’UNEC ET RÉFORMER LE SYNDICALISME

Depuis quelques années l’Union nationale des entreprises de coiffure a remporté de belles  victoires, telles que celle de la représentativité (aujourd’hui l’UNEC est l’organisation professionnelle de référence du secteur, rassemblant 90% des entreprises de coiffure adhérentes à un syndicat) ou le maintien de l’exigence de qualification professionnelle préalable à l’installation. Pour autant il apparaît nécessaire aujourd’hui de travailler à un nouveau syndicalisme, plus moderne et en adéquation avec l’air du temps. Aussi ces quatre prochaines années verront :

  • L’enrichissement de l’offre de services et des avantages proposés aux coiffeurs adhérents UNEC, avec notamment la mise en place d’une centrale d’achats permettant d'accéder à des conditions d'achats privilégiées.
  • Le renforcement des synergies entre l’UNEC nationale et son réseau régional et départemental dans l’optique d’amplifier la portée des actions mises en place et positionner plus fortement encore l’UNEC auprès des tiers.

Ces trois axes de travail donneront naissance à des projets à la fois innovants, structurants et ambitieux, ayant vocation à permettre à la profession de relever les défis qui s’imposent à elle du fait des profondes mutations qui bouleversent la société et le monde économique.

Pour Bernard Stalter : « La profession est à un carrefour de son histoire et le temps ne nous attendra pas. Notre projet est ambitieux, à la hauteur des enjeux qui s’imposent à la profession. Mais cela ne doit que renforcer notre détermination. Je suis certain qu’ensemble, grâce à notre mobilisation et notre passion, nous parviendrons à atteindre notre but : rendre ses lettres de noblesses à la Coiffure et la porter au rang de 1er secteur de l’artisanat ».

 

Composition du Conseil exécutif de l’UNEC pour la mandature 2018-2022 :

Bernard STALTER (Président), Christophe DORE (1er Vice-Président), Fabienne MUNOZ (2ème Vice-Présidente), Jacqueline LEYZOUR (Membre, Présidente chargée de la commission des finances), Laurent MELIN (Membre, Président chargé des commissions dialogue social et emploi-formation), David BRAULT (Membre, Président chargé de la commission des questions économiques et du développement durable), Magali BARANTIN (Membre, Présidente chargée de la commission artistique et concours), Valérie COISSIEUX (Secrétaire), Pascal ALTMANN (Trésorier), Laure BAZAN (Membre), Véronique FONTAN (Membre).

Suite à l’évolution du cahier des charges et du référentiel du Certificat de Qualification Professionnelle « Responsable de salon de coiffure », il est maintenant l’heure pour les centres de formation souhaitant être habilités à dispenser cette formation pour la rentrée 2018/2019 de candidater via dossier auprès de la Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi et la Formation Professionnelle (CPNEFP).

Attention les candidatures sont ouvertes jusqu’au 8 juin 2018.

Tous les documents permettant de constituer un dossier de candidature  sont d’ores et déjà disponibles sur le site d’AGEFOS :

- Cahier des charges de l’appel à propositions

- Référentiels d’activités, de compétences et de certification du CQP

- Cahier des charges de la formation.

EN SAVOIR PLUS

Bernard Stalter, Président de l’UNEC avait déjà interpellé Emmanuel Macron sur le sujet lors de la campagne à l’élection présidentielle : l'U2P vient de lancer une campagne de mobilisation pour défendre les intérêts des artisans, des commerçants et des professionnels libéraux dans la perspective du prélèvement de l’impôt par les entreprises à compter du 1er janvier 2019.
 
Un sondage exclusif mené par l’institut Yougov pour l’U2P, réalisé début avril, révèle que :

  • 65% des Français sont en désaccord avec la réforme telle qu'elle est prévue. 42% des Français pensent que c’est à l’État, et à l’État seul, de gérer l’impôt sur le revenu, et 23% estiment que l’État doit prévoir des compensations financières si cette mission est attribuée aux chefs d’entreprise.

Enfin, près de 3 Français sur 4 jugent anormal que leur employeur ait accès à leur taux d’imposition et refusent ce mélange des genres entre vie professionnelle et vie privée.

Il est particulièrement important que la coiffure saisisse l’opportunité donnée par l’U2P pour se mobiliser à nouveau sur ce dossier qui est loin d’être anodin : à chacun son expertise, à chacun ses missions !


Ce qui est demandé :

  1. Que la mise en œuvre du dispositif soit simplifiée ;
  2. Que les frais et la charge de travail supplémentaire que cette réforme représente pour l’employeur, soient indemnisés ;
  3. Que le chef d’entreprise soit protégé des nouveaux risques juridiques encourus.

Vous pouvez soutenir cette action en signant la pétition initiée par l’U2P en cliquant ICI 

Le projet est né début janvier d’un partenariat inédit entre la Fondation L’Oréal et le GROUPE SOS, première entreprise sociale en Europe.

Niché au cœur du 11ème arrondissement de Paris, L'atelier des talents propose une formation d’excellence en coiffure sous un format novateur : plus court, plus opérationnel, plus interactif.
S’adressant aux personnes déjà formées à ce métier mais ne le pratiquant pas ou plus, l’objectif étant  de leur donner les moyens de renouer avec cette profession et de réussir leur future vie professionnelle.

Visite guidée de l’atelier avec  Bernard STALTER, président de l’UNEC : au programme découverte des lieux et échanges avec la toute première promotion. Ce sont  quelque 400 heures de formation dont 105 passées en entreprise qui attendent ces stagiaires aux profils très variés mais qui partagent toutes une réelle passion pour la coiffure. Bernard Stalter souligne : « c’est une initiative remarquable qui permet à la fois de faciliter le retour à l’emploi et de pallier les difficultés de recrutement des entreprises de coiffure ».


Construite avec des coiffeurs reconnus, des spécialistes de L’Oréal France et des professionnels de la relation-clients, cette formation vise le perfectionnement de savoir-faire techniques (coupe et coiffage) et le renforcement de compétences relationnelles et relevant du « savoir être » (accueil, relations clients, communication, etc.). L'objectif est de répondre aux attentes et besoins des entreprises du secteur de la coiffure et d’une clientèle de plus en plus désireuse de conseils.

S’adressant à un public éloigné de l’emploi, cette formation innove en termes de recrutement. Après avoir rempli un questionnaire sur latelierdestalents.fr, les candidats ont été évalués sur plusieurs critères (l'écoute, l'expression orale, la dextérité) mais aussi sur leur motivation, facteur clé de la réussite.

EN SAVOIR PLUS

Expert coloriste, Ludovic incarne le renouveau de la profession. Privilégiant le terrain et les rencontres, il s’est formé par ses voyages et une expérience new-yorkaise. Ouverture, curiosité et passion l’ont conduit à ouvrir son salon-academy à Paris en mai dernier. Il aime les défis ! Celui de se voir confier le look de l’affiche du prochain salon mondial de la coiffure en était un !

Qu’avez-vous ressenti ?

Avoir été choisi est une reconnaissance. Jusqu’au jour du shooting, j’avais du mal à réaliser. C’est à partir du cahier des charges et des tendances 2018 que j’ai réfléchi à ce que je pouvais faire. La veille, j’avais fait la préparation avec la décoloration. Même si j’avais en tête le code couleur, c’est le jour J seulement que j’ai fait le placement. Je voulais montrer le côté technique et évoquer une « working girl », une femme libre aux cheveux longs, forts et détachés…

Cela fait 20 ans que vous exercez : quelle est votre vision du métier ?

Le look que j’ai créé pour le salon tout comme le hashtag #nodrama que j’ai lancé aux Etats-Unis définissent mon ADN et ma vision. Les codes de notre métier ont changé avec une véritable ouverture. La couleur a pris une place très forte : on a développé une technique. Dans le même temps, notre société bouge : on défend l’égalité des sexes, on admet les transgenres. Les femmes peuvent porter des cheveux verts, avoir des tatouages… La liberté est essentielle. C’est ce que j’ai exprimé dans « any woman », une série sur la tolérance.

Et la relation client ?

La coiffure est un milieu un peu dur, raison de plus pour s’entraider. Il y a un compromis à trouver entre le client et le coiffeur : point de procédure, ni de stress inutile. Et qu’une cliente soit riche ou pauvre, elle doit avoir les mêmes égards au-delà de tout signe extérieur de richesse !

Quelle place accordez-vous à la formation ?

Elle est essentielle. Dans mon salon, j’insuffle une énergie et de l’entraide au sein de mes équipes. C’est dans cet état d’esprit que j’ai lancé mon academy. Je me partage désormais à 50% entre mon salon et la formation et me déplace partout en France. Mes programmes qui s’adressent à tous les salons sont à la carte. Ma spécificité porte sur la couleur et la décoloration avec une initiation aux réseaux sociaux.

Un souhait ?

J’aimerais agrandir mon équipe et continuer de repérer des talents pour développer mon academy.

 

Bio express :

  • 2007 : ouvre son premier salon 
  • 2011-2014 : travaille àNew York 
  • 2014 : devient coloriste chez Eugène Perma Professionnel 
  • Juin 2017 : ouverture de son salon-academy

 

Ludovic Géhéniaux - 33, rue de Turbigo - 75003 Paris - Tél.  01 71 18 33 31

www.ludovicgeheniaux.com

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