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Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, dévoilait lundi 9 Novembre 2015, les grandes lignes de son projet de loi Macron 2, intitulé NOE (pour Nouvelles Opportunités Economiques).

Le Gouvernement étudie en effet la possibilité d’une réforme ayant pour objectif la dérèglementation du travail dans certains secteurs économiques. Appliquée à la coiffure, cette évolution législative, si elle était adoptée, pourrait venir remettre en cause l’obligation de détention d’un diplôme pour exercer.


UNE POSSIBLE CONFUSION ?

Le Gouvernement semble opérer une confusion entre ce qui relève d’un frein règlementaire pénalisant la croissance (qu’il assimile à un numerus clausus) et l’obligation de qualification dans la coiffure.

Le diplôme est un gage de professionnalisme et de qualité au bénéfice du consommateur. Il est vital de le préserver pour assurer l’hygiène, la sécurité et la qualité de nos services. Les positions de Bernard Stalter, Président de l'UNEC (Union Nationale des Entreprises de Coiffure) n’ont pas changé et ne changeront pas !

VERS UNE PAUPERISATION DE LA BRANCHE ?

Le lien entre le repli du secteur et l’obligation de qualification n’est pas prouvé, bien au contraire ! Chaque année, le nombre d’établissements de coiffure augmente :

  • 82 805 salons en 2014 contre 76 658 en 2011
    • Progression de +/- 10%
  • 42 819 salons sans salariés en 2014 contre 35 151 en 2011
    • Progression de 20%*

Parallèlement, le chiffre d’affaires annuel du secteur ainsi que le nombre de salariés moyen par établissement sont à la baisse. Autrefois majoritaires, les établissements employeurs sont aujourd’hui devenus minoritaires face à la multiplication des micro-entreprises. L’obligation de diplôme semble donc représenter un bien maigre frein à ce phénomène.

De plus, les personnes qui s’installent sans diplôme apparaissent comme les plus exposées car, moins qualifiées, elles disposent de ressources mineures pour gérer leur entreprise et faire face aux grandes mutations que traverse le secteur.

S’il abandonne l’obligation de qualification dans notre branche, le gouvernement ne fera que favoriser la paupérisation d’une population d’actifs qui compte déjà parmi les plus en difficulté dans notre économie.

Dans l'attente de précisions, l'UNEC reste attentive et n'hésitera pas à mobiliser ses troupes si cela s'avérait nécessaire !

NON A LA SUPPRESSION DU BP !

* source : INSEE

 


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