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J'Aime Mon Coiffeur

Le 1er Décembre 2015, l'UNEC (Union Nationale des Entreprises de Coiffure) lance l'opération "J'AIME MON COIFFEUR" pour souligner combien, au sens propre, "Coiffeur, c'est un métier".

Rappel : Lors de son introduction, lundi 9 Novembre dernier, de la loi Nouvelles Opportunités Economiques (dite #Noé ou Macron 2), le Ministre de l'Economie Emmanuel Macron évoquait la nécessité de faire évoluer le caractère obligatoire de certaines qualifications. 

 

COIFFEUR, C'EST UN METIER !

Face aux rumeurs selon lesquelles l'obligation de détenir un Brevet Professionnel (BP) pour ouvrir un salon serait supprimée, l'UNEC s'engage et lance l'opération "J'Aime Mon Coiffeur".

Dès aujourd'hui, et ce jusqu'au 15 Janvier 2016, les élus sont conviés à prendre une leçon de coiffure afin de prendre conscience de l'importance de la formation dans la filière. Cette rencontre est l'occasion de les sensibiliser à l'évolution de la profession, qui se modernise et intègre notamment les nouveaux outils numériques (soit, l'un des objectifs de la Loi Macron 2). Parallèlement à cela, les coiffeurs pourront sensibiliser leurs propres clients aux enjeux de la profession (badges, affichettes, leçons gratuites, échange, etc..) dans tous les salons participant à l'opération.

L'INNOVATION NUMERIQUE EST AUSSI NOTRE PRIORITE

Lundi 9 novembre 2015, notre Ministre en charge de l'Economie présentait les grands axes de la loi #Noé visant à faire émerger une économie de l'innovation. Il indiquait, au détour d'une conférence de presse, qu'il existe "des dizaines, voire des centaines d'activités soumises à qualification obligatoire, sans qu'on puisse comprendre pourquoi".  Des observateurs ont alors évoqué la suppression possible du Brevet Professionnel de coiffure (niveau bac) pour ouvrir un salon et embaucher des salariés.

Bernard Stalter, Président de l'UNEC, réagit : "l'économie de l'innovation est déjà une priorité pour notre filière. Nous saluons tout ce qui est fait pour favoriser encore l'accession des TPE aux innovations engendrées par le numérique car les investissements sont lourds". Site Internet, formation continue et prise de rendez-vous en ligne, utilisation de tablettes, logiciels de gestion.. : la branche coiffure évolue et travaille à bénéficier des opportunités offertes par le numérique. C'est un effort considérable qui est fourni par la profession, consciente des atouts générés et du temps dégagé au profit de ce qui est la source de son engagement : la satisfaction des clients.

QUI GAGNE A REVOIR LES EXIGENCES DE QUALIFICATION A LA BAISSE ?

Bernard Stalter précise cependant : "nous sommes beaucoup plus circonspects sur une réforme possible des exigences de qualification. Qui y gagnerait ? Aucune des parties concernées, à commencer par les clients, mais l'Etat, les salariés et la société dans son ensemble y perdraient également".

 

Les clients ? Qualité de la prestation, hygiène, environnement... Qui pense qu'on peut obtenir un service de qualité sans formation ?

Les patrons d'établissement ? L'UNEC lançait il y a un an les Assises de la Formation, pour lesquelles coiffeurs comme experts et syndicats de salariés ont été consultés. Les premières conclusions tendent à une demande de qualification supplémentaire, notamment en gestion, afin de pérenniser les entreprises et de répondre aux normes imposées.

Les salariés ? Un coiffeur met 6 ans à se former et pratique son art pendant 7 années en moyenne. La question de sa formation initiale, gage de son employabilité future, est donc essentielle.

 

La société ? Il est paradoxal que, alors que l'on souhaite mener 80% d'une classe d'âge au Baccalauréat, on supprime la nécessité d'acquérir cette équivalence de niveau dans toute une filière.

L'économie ? Le Brevet Professionnel n'est pas nécessaire pour s'installer "hors salon". L'autoentrepreunariat représente déjà 21% des établissements à ce jour. La profession perd des salariés (-11 500 en 5 ans) tandis qu'elle voit la création de structures sans salariés ou "hors salon" augmenter, avec davantage de précarité et de paupérisation à la clé

L'Etat ? Avec la baisse du nombre de salariés et l'augmentation de l'autoentrepreunariat, il perd des recettes tant en TVA qu'en cotisations sociales.

  QUELQUES CHIFFRES*...

  • 82 800 établissements dont 19 113 autoentrepreneurs (23,3 %)
  • 62 000 salons et plus de 20 000 activités hors salon
  • 168 000 actifs dont 95 200 salariés
  • 6,16 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour la filière en 2013 (source ESANE)
  • 19 801 apprentis (rentrée scolaire 2013/2014) et 8 684 élèves sous statut scolaire (rentrée 2014/2015)
  • Une présence sur l'ensemble du territoire
  • Une baisse de 10% du nombre de salariés en 5 ans
  • 950 défaillances annuelles d'entreprises
  • Revenu annuel
    • coiffeurs à domicile : 10 500 € ;
    • coiffeurs en salon : 17 300 € 

*(Source : Insee, 31 décembre 2014)


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