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artisanat

Bernard Stalter, président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure, et le Conseil exécutif de l’UNEC, appellent les branches professionnelles à partager leur démarche et à se fédérer pour constituer une filière unique dédiée à l’artisanat.

La réforme de la formation professionnelle soulève la question de l’organisation de l’artisanat, principal employeur d’apprentis qui sont autant de futurs artisans et de potentiels chefs d’entreprises. Pour Bernard Stalter, « la structuration actuelle de l’artisanat est un frein face aux défis qu’il doit relever ». Bernard Stalter appelle donc à « un changement de paradigme : il faut rationaliser, fédérer les énergies et les compétences dans une logique interprofessionnelle pour donner un nouveau souffle à l’artisanat, gagner en cohérence, en efficacité et en lisibilité ». Bernard Stalter, qui s’est entretenu avec Alain Griset, président de l’U2P : « en soutien à ce projet, j’annonce que l’UNEC est prête à s’engager dans une logique de fédération. J’appelle les autres branches professionnelles de l’artisanat à rejoindre cette démarche ».

« Actuellement, les entreprises artisanales sont regroupées dans une logique de branches professionnelles. L’artisanat est divisé en une vingtaine d’Organisme Paritaire Collecteur Agréé –OPCA- qui ont pour principales missions de collecter la contribution à la formation professionnelle et de conseiller les entreprises dans leurs actions de formation » explique Bernard Stalter, « une structuration qui manque de visibilité et de lisibilité » souligne-t-il.

Or, avec 1,3 million d’entreprises artisanales, 3,1 millions d’actifs, 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 250 métiers différents et 160 000 apprentis qui suivent chaque année un cursus d’apprentissage dans des entreprises artisanales, « l’artisanat est une filière économique à part entière, un formidable vivier de croissance, d’innovation et d’emplois qualifiés et une véritable réponse au problème du chômage » affirme Bernard Stalter qui souligne le rôle économique de l’artisanat mais aussi « sa contribution au dynamisme et à l’équilibre de vie dans les bassins de vie ».

Pour Bernard Stalter, « c’est une opportunité unique de transformer une définition juridique en une filière économique ».

« Le gouvernement appelle de ses vœux cette restructuration de la filière. Nous devons pouvoir être, dans l’intérêt des entreprises artisanales, en mesure d’y répondre en bâtissant une filière économique cohérente. Nous devons pouvoir être un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics. Aussi je soutiens la démarche de l'U2P et milite pour la création d’un opérateur de compétences dédié à l’artisanat avec le regroupement des branches professionnelles sous forme de filière verticale.» indique Bernard Stalter.

Comme d’autres branches professionnelles de l’artisanat, l’UNEC est adhérente de la Confédération Nationale de l'Artisanat des Métiers et des Services –CNAMS- organisation interprofessionnelle nationale des métiers de la fabrication et des services. Bernard Stalter conclut avec ces mots :

« Il est essentiel que toutes les branches de la CNAMS s’associent à cette démarche. En tant que président de l’UNEC, j’appelle les autres branches à s’associer à nous pour co-construire cette « grande maison commune » de l’artisanat ».

barbière

Porter la barbe se démocratise ! La mieux placer pour parler de ce phénomène est Sarah Daniel--Hamizi, plus connue sous le nom de "La Barbière de Paris". Cette passionnée se bat pour préserver l'élégance d'un métier qu'elle veut élever au niveau de l'art. Nous l'avons interrogé pour vous.


Quel est l’état des lieux de la profession ?
Tombé en désuétude à la fin des années 70, le métier est revenu en force depuis les années 2008-2009. Des artistes comme George Clooney ont donné le la, et le grand public a suivi. Puis on a assisté à la mode des hipsters venue d’Australie, des États-Unis et de Londres et au phénomène Movember ! Cette révolution du poil a contribué au retour des barber-shops mais beaucoup n’ont pas la compétence de vrais barbiers !

Le meilleur cursus ?
Un barbier est avant tout un coiffeur spécialisé en coiffure masculine. Il faut commencer par un C.A.P de coiffeur puis faire un stage chez un maître barbier. Depuis 2012, l’option “ barbier ” est réapparue au brevet professionnel de coiffure. Je rêve de voir la restauration du CAP de barbier - coiffeur hommes ! Dans mes salons, j’exige un stage de 6 mois minimum. Ce n’est pas parce qu’on sait tenir un coupe-choux pour raser le bas de la nuque qu’on sait raser la partie du visage. On peut provoquer des micro-coupures ou des irritations.

Filles ou garçons : à qui la palme ?
Quand je suis jury et que je vais corriger dans les classes, il y a 80 % de femmes. Ce qui les attire et là où elles excellent, c’est la partie esthétique.

Vos conseils pour un jeune qui voudrait se lancer ?
On fait un métier qui nécessite une dextérité importante. Une seule règle : être curieux et aimer le rapport humain. Ne pas se contenter de ses acquis et toujours essayer d’innover.

Diriez-vous que vous exercez un métier d’homme que vous avez sublimé ?
Oui, j’aime sublimer les hommes à travers mon regard de femme : sublimer des visages ayant une imperfection, une cicatrice… C’est très gratifiant. Je suis comme les grands couturiers qui habillent les femmes, je joue avec mon oeil de séductrice. Chez une femme, sa parure, ce sont ses cheveux ; chez les hommes, ce sont leurs barbes : un bouc, une moustache les métamorphosent. Mon souhait est d’amener ce métier d’artisanat au rang d’art. D’ailleurs mon troisième livre passe en revue la barbe dans tous les arts.

C’est quoi la tendance en barbe ?
La barbe n’est pas un effet de mode mais un style car elle ne va pas à tout le monde. Il n’y a pas de tendance de barbe mais elle se porte plutôt en fonction des saisons et de la morphologie.

 



Un client moyen dépense combien ?
Un client peut dépenser en moyenne 35 € pour une prestation sur un rythme de 3 semaines.

Vos actualités ?
J’ouvre un 5ème salon en juin à La Défense et une Académie en fin d’année pour répondre à une forte demande. Mon seul et unique objectif est de rester dans l’excellence.

ecole - coiffure

Le 23 avril dernier, la 6ème promotion de l’Institut de Formation des Cadres de la Coiffure a bouclé son cursus en beauté avec une ultime session qui avait lieu au Sénat. Retour sur ce cursus qui permet de former les futurs représentants de la coiffure.

Préparer les jeunes élus

L'Ecole des cadres de la coiffure est un parcours de formation créé par l'UNEC lors du congrès national de Tours en 2006.

Ce dispositif d’accompagnement a été mis en place à destination des jeunes élus, c'est-à-dire des chef(fe)s d’entreprise bénévoles et nouveaux entrants dans les bureaux régionaux et départementaux de l’UNEC, afin de les accompagner et les professionnaliser pour qu’ils puissent aborder dans les meilleures conditions leurs nouvelles missions et responsabilités.

Réalisé en partenariat avec l’Institut Supérieur des Métiers, ce parcours de formation se déroule entre deux congrès et comprend cinq modules pour un total de 10 journées de formation. Ce cursus très complet permet d’aborder le fonctionnement politique et administratif de l’UNEC, d’appréhender l’environnement socio-économique national et local et déroule un contenu mêlant apports pédagogiques et outils de développement personnel sur différents thèmes. Il se termine traditionnellement par un séminaire se déroulant dans un haut lieu de la socio-démocratie (Assemblée Nationale, CESER, Sénat, Conseil régional…).

Bravo à cette 6ème promotion qui saura sans nul doute porter le message de la profession avec conviction et brio.

Nous traversons une période de profondes mutations, à tous niveaux : (r)évolution numérique, (r)évolution des comportements sociaux, des modes de consommation, des outils de gestion et de développement des entreprises, de la formation, du métier et des différentes manières de l’exercer….le changement est partout, il est radical et s’opère à une vitesse exponentielle.

L’UNEC se fait fort de saisir ces bouleversements comme de réelles opportunités ! Elle doit faire preuve d’anticipation et d’innovation, de manière à conduire les changements et non les subir de plein fouet.  Quatre champs d’actions sont pour nous prioritaires :

LE NUMÉRIQUE

Une enquête a été réalisée par l’UNEC en collaboration avec la DGE,  dont les résultats ont été présentés il y a quelques jours.  Force est de constater que malgré une prise de conscience des enjeux de la révolution numérique, la profession ne maîtrise pas encore le sujet de manière à s’y projeter de façon dynamique et efficace. Notre organisation professionnelle devra donc aider la profession à prendre le virage du numérique.

LES NOUVEAUX MODELES ÉCONOMIQUES

De nouveaux modèles économiques sont en train d’émerger, tels que la location de fauteuil ou les plateformes de réservation en ligne. Quels sont ces modèles économiques ? Quels sont leurs intérêts et leurs limites ? Vont-ils complètement éclipser les modèles classiques, qui eux sont dépassés et voués à disparaître ? Comment bénéficier des avantages liés à ces modèles économiques émergents tout en prémunissant le secteur d’un phénomène d’ubérisation ?  Telles sont les questions auxquelles notre organisation professionnelle devra répondre, après avoir fait une analyse poussée de ce nouveau paysage économique. Le rôle de l’UNEC sera également de sécuriser les pratiques, en travaillant à leur encadrement juridique.

LE MARKETING ET LA COMMUNICATION

La baisse de fréquentation des salons de coiffure est une problématique avérée et je pense que notre organisation professionnelle a un réel rôle à jouer dans la reconquête du consommateur. Pour cela, il conviendra de replacer le client au cœur de nos préoccupations. Nous devons le faire rêver, le ré-enchanter de manière à ce qu’il fasse appel à son coiffeur non plus par nécessité mais par plaisir de passer un moment de bien-être et de détente.  La mise en place de réflexions et d’actions dans les domaines du marketing et de la communication sera la clé de la réussite.

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

L’UNEC, qui a pris la mesure des enjeux du développement durable depuis quelques années maintenant, s’est fortement impliquée dans ce dossier. Elle continuera à accompagner la profession dans cette démarche responsable et citoyenne, que ce soit par des actions de sensibilisation, d’information ou de formation. Je propose également de travailler sur l’ouverture du label développement durable « Mon coiffeur s’engage » aux salons sans salarié, qui représentent plus de 50 % des établissements.

De la pertinence avec laquelle nous répondrons à ces enjeux dépendent l’avenir de la profession. Soyons ambitieux, faisons progresser la Coiffure de manière à ce qu’elle devienne le premier secteur de l’Artisanat !

Bernard Stalter

Président de l’UNEC

assurance chômage

En parallèle de la reforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage, le gouvernement a récemment présenté son "projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel" qui prévoit une refonte en profondeur de l'assurance chômage de façon à mieux "accompagner la mobilité professionnelle".

Ce projet intègre les propositions des partenaires sociaux issues de l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 22 février 2018, mais en les aménageant. Cette reforme de l'assurance chômage contient plusieurs mesures (susceptibles d'évoluer d'ici l'adoption de la loi), dont certaines vous concernent en tout premier lieu. En voici un éclairage.

Pour les travailleurs indépendants : une vraie avancée sociale 

Une indemnisation des travailleurs indépendants va enfin voir le jour. Cette extension de l’assurance chômage aux travailleurs indépendants sera distincte de l’assurance chômage des salariés. Ces derniers pourront bénéficier d’un versement d’une prestation spécifique en cas de liquidation judiciaire et, dans certains cas, de redressement judiciaire de l’entreprise. Cette allocation mensuelle devrait être de 800 euros, versés durant 6 mois consécutifs.

Elle serait réservée aux travailleurs indépendants justifiant d’un revenu dont le montant minimum sera fixé par décret (10 000 euros annuels sont proposés dans L’Accord National Interprofessionnel (ANI). Son financement serait assuré par la solidarité nationale via la CSG (Contribution Sociale Généralisée). Un vrai coup de pouce pour “ rebondir ” vers un autre projet ou une nouvelle activité.

En parallèle, un groupe de travail doit étudier les nouvelles formes d’emplois indépendants (les travailleurs des plates-formes collaboratives) et l’impact du développement de ces formes de travail sur le régime d’assurance chômage. On attend les conclusions fin 2018. À terme, en effet, le secteur de la coiffure n’est pas à l’abri de ces nouveaux modèles.

Si le texte est adopté, il s’agira d’une belle avancée sociale pour les travailleurs indépendants. En attendant il existe des systèmes d’assurances privées qui peuvent garantir les risques de perte d’emploi. Votre adhésion à l’Union nationale des entreprises de coiffure vous permet d’avoir accès à la garantie chômage des chefs d’entreprise de GSC : une assurance qui en cas de perte involontaire de l’emploi couvre les dirigeants mandataires sociaux ou dirigeants TNS (travailleur non salarié) ; elle garantit une indemnité de perte d’emploi calculée sur la base des revenus antérieurs (55 % ou 70 %), pendant 12 à 24 mois et un accompagnement en vue de rebâtir un projet professionnel.

Pour en bénéficier, il n’est pas obligatoire d’être en situation de cessation des paiements (dépôt de bilan), la cessation d’activité de l’entreprise, ou sa vente, décidée à l’amiable par les associés ou par le seul entrepreneur individuel suite à des difficultés économiques de l’entreprise, peut ouvrir droit aux indemnités chômage.

Indemnisation pour les salariés démissionnaires 

Si l’un de vos salariés démissionne, il pourra sous certaines conditions bénéficier d’une Allocation d’Aide Au Retour à l’Emploi Projet (AREP). A ce titre il / elle devra :

  • Avoir un projet de reconversion professionnelle ou d’un projet de création d’entreprise ;
  • Justifier d’une durée d’affiliation à l’assurance chômage qui devrait être fixée à 5 ans ;
  • Avoir démissionné de son emploi ;
  • Avoir réalisé plusieurs démarches visant notamment à faire attester du caractère réel et sérieux du projet.

 Si ces mesures devraient inciter à la création d’entreprise, Pôle Emploi sera chargé de contrôler la mise en oeuvre du projet présenté par le salarié et en cas de manquement, les allocations chômage pourront être suspendues.

Indemnisation en cas de rupture de la période d'essai à l'initiative du salarié 

Actuellement, il n’existe aucune indemnité de chômage pour le salarié rompant de lui-même sa période d’essai. L’Accord National Interprofessionnel (ANI) prévoit qu’une enquête soit menée par l’UNEDIC sur un panel d’allocataires afin d’évaluer le coût d’une telle mesure. À partir de ces éléments et avant la fin de l’année 2018, un groupe de travail composé de représentants de salariés et de chefs d’entreprise étudiera la possibilité de la mise en oeuvre de cette mesure.

 

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