Les chiffres clés

Tout au long de l’année, l’UNEC collecte des données relatives à la profession, les analyse et élabore des propositions au service du métier et de son développement.

Avec 85 192 établissements la coiffure occupe le 2ème rang des activités artisanales (après les entreprises de maçonnerie générale). La profession compte parmi les acteurs majeurs du commerce de proximité : près de 179 743 actifs (dont 112 253 salariés, 17 754 apprentis et 2 068 contrats de professionnalisation) sont chaque jour au service des français et exercent avec passion et expertise leur métier.


La coiffure : 2 ème secteur de l’artisanat

85 192 établissements

179 743 actifs

17 754 apprentis

6 MD€ de CA

Le secteur compte fin 2018 85 192 établissements soit une baisse de 0,35% par rapport à 2017, représentant 79 352 entreprises*. Parmi ces établissements, 53,2% n’ont pas de salarié.

Les indépendants représentent près de 90 % du nombre d’établissements. Les établissements exerçant leur activité sous franchise ou licence ont toutefois un poids économique important avec une moyenne d’effectif salarié plus importante et représentent entre 25 et 30% du CA du secteur

Le secteur de la coiffure à domicile (22 153 activités) s’est considérablement développé depuis le début des années 2000. Le nombre d’activité a été multiplié par 2 entre 2000 et 2007 puis à nouveau par 2 entre 2008 et 2018.
Les activités de coiffure à domicile représentent 26% du secteur en nombre d’activité.


Chiffres coiffure 2019

Rapport de branche coiffure 2018

Une profession à la loupe

L’Institut d’informations et de conjonctures professionnelles (I+C/XERFI) a dévoilé le tout dernier rapport de branche Coiffure se basant notamment sur les données économique 2018 rassemblées chaque année par l’UNEC dans le cadre de sa mission d’observatoire économique de la profession.

« Les résultats de ce nouveau rapport de branche sont absolument en ligne avec les données récoltées en 2018 par l’UNEC », se félicite Bernard Stalter, Président de l’Union nationale des entreprises de coiffure « Preuve en est que notre observatoire économique donne un éclairage très juste de la profession, il s’agit là d’un pré requis et d’une vision indispensables à la mise en place d’une stratégie pertinente pour le développement de la profession ».

Ce rapport annuel de branche représente à la fois une obligation légale et un outil de pilotage dans le cadre des missions d’accompagnement des partenaires sociaux dans la mise en œuvre d’une politique emploi-formation adaptée aux besoins des entreprises et des salariés. Financé par les organisation professionnelles patronales de la branche coiffure ce rapport a été présenté lors de la CPPNI à l’ensemble des partenaires sociaux. Les informations rassemblées dans ce rapport serviront de données sources aux négociations sociales qui seront entreprises par les partenaires sociaux lors des prochaines semaines.

Revue de détail

Ce rapport très complet contient une exploitation des données publiques ainsi que celle d’une enquête qualitative menée auprès de plus de 1 251 entreprises du secteur. Il comprend 5 parties :

Des données précieuses pour prendre le pouls du métier

Prenons de la hauteur

  • Le secteur comprend 85 192 établissements dont 26 % exercent leur activité au domicile des clients.
  • L’âge moyen des entreprises est de 10,5 ans et 16,5% ont moins de 2 ans d’existence.
  • 55% d’entre eux n’emploie aucun salarié, ce chiffre était de 46% en 2011.
  • Le secteur compte 179 556 actifs dont 112 066 salariés (incluant les gérants salariés, les apprentis et les contrats de professionnalisation)
  • Ces établissements employeurs génèrent 78,5% du CA global de la profession, lequel s’établit à 6,0 milliards d’euros (source INSEE/ESANE 2016, périmètre ensemble des établissements).

Côté business

  • En 2 ans d’intervalle, la part des prestations dans la constitution du CA a baissé de 1,5 point.
  • En 2018, le palmarès des nouveaux services proposés aux clients sont les services barbiers et la coloration végétale.
  • En 2018, la fiche moyenne hors revente de produits a légèrement progressée pour les hommes (21 €) tandis que pour les femmes (44,3 €) on constate une baisse de 0,20 € en 2 ans.

Côté RH

  • Les salariés (90 % d’entre eux sont des femmes) ont en moyenne 33 ans et 6,5 ans d’ancienneté dans le salon dans lequel ils sont actuellement en contrat de travail.
  • 79 % d’entre eux sont en CDI et 17,5% en alternance.
  • 68 % d’entre eux travaille 35 heures par semaine, 9% plus de 35 heures par semaine et 23% moins de 35H00 par semaine.
  • 34% d’entre eux ont le CAP coiffure et 59,5 % ont un BP ou un BM Coiffure.
  • L’absentéisme a augmenté en 2018 : il est en moyenne de 11,2 jours par salarié alors qu’il était de 10 jours en 2016.
  • Alors que la maladie représente 76 % des absences, ce motif ne concerne que 35% des jours d’absence. A l’inverse, alors que la maternité ne représente que 15 % des absences, ce motif concentre 45 % des jours d’absences.
  • Par ailleurs 6 % des jours d’absence ont pour origine un arrêt ayant pour origine une maladie professionnelle.
  • Le salaire brut moyen annuel d’un collaborateur échelon 2, niveau 1 dans la Convention collective s’élève à 1 643 € /mois hors primes, heures supplémentaires et hors intéressement.
  • Dans 38 % des salons, la prime revente produite représente 5 à 10% du salaire annuel et 10,5 % des salariés ont bénéficié d’un plan d’épargne salarial (soit 1,5 % de plus qu’en 2016).

Quelles préoccupations ?

Les principales sources d’inquiétudes des professionnels portent sur le chiffre d’affaire de leur salon, la rentabilité, le niveau de charge et le pouvoir d’achat des clients. Les difficultés de recrutement et les formes déloyales de concurrence sont également au cœur des préoccupations des chefs d’entreprise.

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