Les chiffres clés

Tout au long de l’année, l’UNEC collecte des données relatives à la profession, les analyse et élabore des propositions au service du métier et de son développement.

Avec 98 000 établissements la coiffure occupe le 2ème rang des activités artisanales (après les entreprises de maçonnerie générale). La profession compte parmi les acteurs majeurs du commerce de proximité : près de 178 000 actifs (dont 109 000 salariés, 17 700 apprentis) sont chaque jour au service des français et exercent avec passion et expertise leur métier.


La coiffure : 2 ème secteur de l’artisanat

98 000 établissements

178 000 actifs dont 109 000 salariés (alternants inclus)

17 700  apprentis

6,2 MD€ de CA

La coiffure compte au 1er janvier 2021 plus de 98 000 établissements (dont 68 600 salons de coiffure) et 178 000 actifs (dont 109 000 salariés, alternants inclus). Cela représente une moyenne de 146 établissements pour 100 000 habitants 

Ce nombre d’établissements est en progression de 2% par rapport à 2019.

En 2020, le secteur a dénombré 7 200 nouvelles immatriculations soit une baisse de 9 %. 560 défaillances d’entreprises ont été enregistrées contre 908 l’année précédente. L’année 2020 comptabilise également 5 360 fermetures d’établissements, soit une baisse de 20 %. L’ensemble de ses évolutions peuvent s’expliquer par les mesures de soutien aux entreprises mises en place durant la crise sanitaire.

Le nombre d’actifs du secteur diminue de 2 250 salariés. Le transfert du salariat vers le micro-entreprenariat se poursuit et ce dernier progresse au détriment de l’entreprise individuelle classique. Le secteur compte plus de 26 000 micro-entrepreneurs principalement des coiffeurs à domicile, mais également des coiffeurs en salon qui travaillent seuls.

Deuxième secteur de l’artisanat formant des apprentis en CFA, la coiffure enregistrait à la rentrée scolaire 2019-2020 plus de 17 700 apprentis. Les alternants (apprentis + contrats de professionnalisation) représentent 17 % de l’emploi salarié du secteur qui comprend au total près de 109 000 collaborateurs.

Rapport de branche coiffure 2019/2020

Une profession à la loupe

L’Institut d’informations et de conjonctures professionnelles (I+C/XERFI) a réalisé à l’initiative de l’Union nationale des entreprise de coiffure et du CNEC, le rapport de branche Coiffure portant sur les données économiques 2019 et 2020.

« Les résultats de ce nouveau rapport de branche reprend, s’agissant de l’exploitation des statistiques publiques, les données issues de notre plaquette statistique « Profession Coiffeur, les chiffres-clés 2020 », indique Christophe DORE, Président de l’Union nationale des entreprises de coiffure. Notre observatoire économique qui donne un éclairage fin de l’évolution structurelle de la profession, complété des données de ce rapport de branche, nous permette d’avoir une vision précise du secteur, prérequis indispensable à la mise en place d’une stratégie pertinente pour le développement de la profession ».

Ce rapport annuel de branche représente à la fois une obligation légale et un outil de pilotage dans le cadre des missions d’accompagnement des partenaires sociaux dans la mise en œuvre d’une politique emploi-formation adaptée aux besoins des entreprises et des salariés. Financé par les organisation professionnelles patronales de la branche coiffure ce rapport a été présenté lors d’une CPPNI fin novembre 2021 à l’ensemble des partenaires sociaux de la branche coiffure. Les informations rassemblées dans ce rapport serviront de données sources aux négociations sociales qui seront entreprises par les partenaires sociaux lors des prochaines semaines.

Revue de détail

Ce rapport très complet contient une exploitation des données publiques ainsi que celle d’une enquête qualitative menée auprès de 1 477 entreprises du secteur. Il comprend 5 parties :

Des données précieuses pour prendre le pouls du métier

Prenons de la hauteur

  • Le secteur comprend 98 291 établissements dont 27 % exercent leur activité au domicile des clients, 64,5 % sont des indépendants et 8,5 % exercent leur activité en franchise.
  • 58 % d’entre eux n’emploie aucun salarié, ce chiffre était de 51 % en 2013. Près d’un établissement sur trois (28 %) emploie 1 à 2 salariés, 1 sur 10 en emploie entre 3 et 5, tandis que seuls 1 % des établissements comptent 10 salariés ou plus.
  • Le secteur compte 178 769 actifs dont 108 980 salariés (incluant les gérants salariés, les salariés, les apprentis et les contrats de professionnalisation)
  • Les établissements employeurs du secteur génèrent 78 % du CA global de la profession, lequel s’établit à 6,2 milliards d’euros (source INSEE/ESANE 2018, périmètre ensemble des établissements). En 2020, du fait de la crise sanitaire, les entreprises ont enregistrées une baisse de 19,5 % de leur CA.

Côté business

  • Les prestations représentent 87 % du CA et la revente de produits 10%
  • Les prestations dames représentent 67,5 % et les prestations hommes 32,5 du CA
  • 8,5 % des établissements ont proposé à leurs clients de nouveaux services : parmi les plus cités figurent le lissage et les services barbiers
  • En 2020, la fiche moyenne hors revente de produits est pour les hommes de 21,6 € et de 45,6 € pour les femmes.

Côté RH

  • Les salariés (88 % d’entre eux sont des femmes) ont en moyenne 33,5 ans et 6,5 ans d’ancienneté dans le salon dans lequel ils sont actuellement en contrat de travail.
  • 75 % d’entre eux sont en CDI et 20,5% en alternance.
  • 71,5 % d’entre eux travaillent 35 heures par semaine, 9,5 % plus de 35 heures par semaine et 19 % moins de 35H00 par semaine.
  • 34% d’entre eux ont le CAP coiffure et 57,5 % ont un BP ou un BM Coiffure.
  • En 2020, le secteur a perdu près de 3 400 salariés en solde avec près de 15 250 embauches et 18 650 départs.
  • Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre,  la part des contrats en alternance transformés en CDI a doublé, passant de 6,5 à 12,5 % en 2020. On estime a environ 7 500, le nombre de postes non pourvus en 2020.
  • Le salaire brut moyen annuel d’un collaborateur échelon 2, niveau 1 dans la Convention collective s’élève à 1 662 € /mois hors primes, heures supplémentaires et hors intéressement.

Quelles préoccupations ?

Les principales sources d’inquiétudes des professionnels portent sur l’évolutions des charges des entreprises.

De manière spontanée, ce sont également les difficultés de recrutement, la valorisation du métier et la demande d‘une baisse de la TVA qui sont également au cœur des préoccupations des chefs d’entreprise.

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