Les chiffres clés

Tout au long de l’année, l’UNEC collecte des données relatives à la profession, les analyse et élabore des propositions au service du métier et de son développement.

Avec 85 492 établissements la coiffure occupe le 2ème rang des activités artisanales (après les entreprises de maçonnerie générale). La profession compte parmi les acteurs majeurs du commerce de proximité : près de 185 000 actifs (dont 114 456 salariés, 17 610 apprentis et 3 047 contrats de professionnalisation) sont chaque jour au service des français et exercent avec passion et expertise leur métier.


La coiffure : 2 ème secteur de l’artisanat

85 492 établissements

184 065 actifs

17 610 apprentis

5.8 MD€ de CA

Le secteur compte fin 2017 85 492 établissements soit une baisse de 0,2% par rapport à 2016, représentant 79 561 entreprises*. Parmi ces établissements, 53,2% n’ont pas de salarié.

Parmi les salons, les indépendants représentent près de 90% du nombre d’établissements. Les établissements exerçant leur activité sous franchise, soit 6.500 points de vente, ont toutefois un poids économique important avec une moyenne d’effectif salarié plus importante et représentent entre 25 et 30 % du CA du secteur.

Le secteur de la coiffure à domicile s’est considérablement développé depuis le début des années 2000. Le nombre d’activité a été multiplié par 2 entre 2000 et 2007 puis à nouveau par 2 entre 2007 et 2017. Les activités de coiffure à domicile représentent 25% du secteur en nombre d’activité.

Rapport de branche coiffure

Une profession à la loupe

L’Institut d’informations et de conjonctures professionnelles a dévoilé le tout dernier rapport de branche Coiffure se basant notamment sur les données économique 2016 rassemblées chaque année par l’UNEC dans le cadre de sa mission d’observatoire économique de la profession.

« Les résultats de ce nouveau rapport de branche sont absolument en ligne avec les données récoltées en 2017 par l’UNEC », se félicite Bernard Stalter, Président de l’Union nationale des entreprises de coiffure « Preuve en est que notre observatoire économique donne un éclairage très juste de la profession, il s’agit là d’un pré requis et d’une vision indispensables à la mise en place d’une stratégie pertinente pour le développement de la profession ».

Ce rapport annuel de branche représente à la fois une obligation légale et un outil de pilotage dans le cadre des missions d’accompagnement des partenaires sociaux dans la mise en œuvre d’une politique emploi-formation adaptée aux besoins des entreprises et des salariés. Financé par les organisation professionnelles patronales de la branche coiffure ce rapport a été présenté lors de la CPPNI à l’ensemble des partenaires sociaux. Les informations rassemblées dans ce rapport serviront de données sources aux négociations sociales qui seront entreprises par les partenaires sociaux lors des prochaines semaines.

Revue de détail

Ce rapport très complet contient une exploitation des données publiques ainsi que celle d’une enquête qualitative menée auprès de plus de 1 300 entreprises du secteur. Il comprend 5 parties :

Des données précieuses pour prendre le pouls du métier

Prenons de la hauteur

  • Le secteur comprend 85 700 établissements dont 25 % exercent leur activité au domicile des clients.
  • L’âge moyen des entreprises est de 10,5 ans et 17% ont moins de 2 ans d’existence.
  • 54% d’entre eux n’emploie aucun salarié, ce chiffre était de 46% en 2011.
  • Le secteur compte 184 000 actifs dont 113 000 salariés (incluant les gérants salariés, les apprentis et les contrats de professionnalisation)
  • Ces établissements employeurs génèrent 79% du CA global de la profession, lequel s’établit à 5,9 milliards d’euros (source INSEE/ESANE 2014, périmètre ensemble des établissements).

Côté business

  • A un an d’intervalle, la part des prestations dans la constitution du CA a baissé de 0,5 point tandis que celle de la part de la revente produit a progressé de 2,5 points.
  • En 2016, le palmarès des nouveaux services proposés aux clients sont les services barbiers, lissage/défrisage et les nouvelles colorations.
  • En 2016, la fiche moyenne hors revente de produits a légèrement progressé tant pour les hommes (20,4 €) que pour les femmes (44,5 €).

Côté RH

  • Les salariés (90,5 % d’entre eux sont des femmes) ont en moyenne 32 ans et 6 ans d’ancienneté dans le salon dans lequel ils sont actuellement en contrat de travail.
  • 79,5 % d’entre eux sont en CDI et 18% en alternance.
  • 66 % d’entre eux travaille 35 heures par semaine, 8% plus de 35 heures par semaine et 26% moins de 35H00 par semaine.
  • 35% d’entre eux ont le CAP coiffure et 58 % ont un BP ou un BM Coiffure.
  • L’absentéisme a diminué en 2016 : il est en moyenne de 10 jours par salarié alors qu’il était de 12 jours en 2015.
  • Alors que la maladie représente 87 % des absences, ce motif ne concerne que 45% des jours d’absence. A l’inverse, alors que la maternité ne représente que 9% des absences, ce motif concentre 38 % des jours d’absences.
  • Par ailleurs 5 % des jours d’absence ont pour origine un arrêt ayant pour origine une maladie professionnelle.
  • Le salaire brut moyen annuel d’un collaborateur échelon 2, niveau 2 dans la Convention collective s’élève à 1 647 € /mois hors primes, heures supplémentaires et hors intéressement.
  • Dans 37% des salons, la prime revente produite représente 5 à 10% du salaire annuel et 9% des salariés ont bénéficié d’un plan d’épargne salarial (soit 2% de plus qu’en 2011).

Quelles préoccupations ?

Les principales sources d’inquiétudes des professionnels portent sur le niveau de charge, le pouvoir d’achat des clients et le chiffre d’affaire de leur salon. Les difficultés de recrutement et les formes déloyales de concurrence sont également au cœur des préoccupations des chefs d’entreprise.