Connaître le secteur

La coiffure est le 2ème secteur de l’artisanat français.

Secteur majeur de l’activité de services, il réalise 6,2 milliards de chiffre d'affaires (source : UNEC, 2014).
Avec plus de 82 800 établissements de coiffure dans tout le pays, la profession compte parmi les acteurs majeurs du commerce de proximité : 168 000 actifs dont 95 200 salariés sont chaque jour au service des français et exercent avec passion et expertise leur métier.

La coiffure possède de véritables atouts. Le secteur est un formidable gisement d'emplois, qui attire encore les jeunes et offre une couverture territoriale maximale, ainsi qu'un potentiel de développement important pour peu que l'on sache prendre les virages nécessaires à la mutation commerciale.

Pour autant, le marché de la coiffure doit faire face à de nombreux enjeux en matière de rentabilité économique, de positionnement commercial et d’adaptation au consommateur, dans un contexte difficile sur fond de dégradation du pouvoir d’achat.

Le défi du secteur consiste principalement à attirer les clients dans les salons en mixant des concepts d’entrée de gamme et des concepts plus haut de gamme, tout en réenchantant et en réinventant l’accueil et les services beauté pour leur offrir un vrai moment de plaisir et de détente et garantir une véritable prestation d'entretien du cheveu.

Les établissements de coiffure  

Au 31 décembre 2013, le secteur compte 82 743 activités. Le secteur poursuit sa croissance en nombre d'établissements (+ 25% en 5 ans, soit 16 619 activités de plus et une progression de 4% entre 2012 et 2013). Fin 2013, il représente 78 231 entreprises et dépasse la barre des 82 700 établissements. A cette date, on enregistrait en solde net plus de 17 800 auto-entrepreneurs (source RSI), représentant au total 21% des activités.

Les mouvements d’entreprise

  • Les immatriculations 
    En 2013, on a dénombré 7 659 créations d’entreprise et 1 463 reprises. Après une année 2010 de tous les records et un ralentissement en 2011 puis en 2012, l’année 2013 connait à nouveau une progression de 0,35% du nombre d'immatriculations. Cette progression est due à celle des créations pures (+ 1,8%), alors que les reprises régressent à nouveau de 6,5%.  Le chiffre des reprises atteint son niveau le plus faible en valeur absolue depuis 1996 mais à l’époque, le taux de reprise était de 35%. En 2013, le taux de reprise n’est plus que de 16%. Il faut à nouveau y voir l’influence considérable de la création d’établissements hors salon qui ne fait pas l’objet de reprise.
  • Les fermetures
    À ce nombre élevé d’immatriculations répond celui des fermetures d’entreprises, lesquelles sont toujours en progression (près de 3,1%), à l'instar de 2012. Les fermetures avaient augmenté de plus de 10% en 2010 et en 2011. En 2013, on a comptabilisé 7 993 fermetures d’entreprise.
  • Les défaillances
    Les défaillances* d’entreprise progressent de façon importante depuis 2008. L’année 2013 enregistre pour le secteur de la coiffure un nouveau record avec 959 établissements ayant fait l’objet d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire directe. Cela constitue une progression de 8,3% par rapport à 2012.

L’emploi dans la coiffure

Le nombre de salariés du secteur baisse de façon continue depuis 5 ans et vient de passer en dessous de la barre des 97 000. Avec une nouvelle baisse de 2,43% en 2013 (soit 2 400 emplois environ), le secteur a perdu près de 11 600 emplois salariés en 5 ans, soit 10,7% de ses stocks.

Le second fait marquant pour l'année 2013 est une baisse significative du nombre d'établissements employeurs qui a chuté de presque 800 unités. Le secteur compte 49% d’établissements employeurs avec un effectif moyen de 2,39 employés.

La formation initiale dans le secteur de la coiffure 

  • Apprentissage 
    La coiffure est le second secteur artisanal, après le bâtiment, à former des jeunes par la voie de l’apprentissage. Avec 21 368  apprentis (rentrée scolaire 2012/2013) et 9 343 élèves sous statut scolaire (rentrée 2013/2014), la coiffure est très investie dans la formation des jeunes. Il convient d’ajouter à ce chiffre les 2 625 contrats de professionnalisation en cours en 2013.
    Le nombre d'apprentis en formation poursuit sa baisse amorcée depuis la rentrée scolaire 2006/2007 : - 4% d’effectif par rapport à la précédente rentrée. Les apprentis en BP voient leur effectif reculer de 6,4% et ceux en CAP poursuivent leur baisse (- 3,6%).
  • Voie scolaire 
    Pour la formation s’exerçant par la voie scolaire, le nombre d'élèves en cours de formation poursuit également la baisse amorcée depuis la rentrée scolaire 2007/2008, avec une baisse de 1,8%.

Toutefois, avec plus de 33 300 jeunes en cours de formation (apprentis, élèves et contrats de professionnalisation), la coiffure demeure un métier qui attire la jeunesse, lui permettant d’accéder rapidement à un emploi puis, souvent, à l’entreprenariat dans le cadre d’un cursus complet allant du niveau V (CAP) au niveau III (Brevet de Maîtrise), en passant par le Brevet Professionnel (BP) de niveau IV.

*Une entreprise est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire directe est ouverte à son encontre.

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