Financer son projet de salon de coiffure

Le budget à prévoir pour ouvrir un salon de coiffure tourne en moyenne autour de 42 000 € (pour les nouvelles installations) et 58 000 € (pour les reprises). Ce coût peut également varier en fonction de la zone d’implantation de l’entreprise et du contexte (salon franchisé ou indépendant). Vous projetez d’ouvrir un salon de coiffure et vous voilà en plein questionnement sur les moyens de financement et les aides fiscales existantes ? Sachez qu’il existe plusieurs solutions, à choisir en fonction de vos besoins.

L’apport personnel et le prêt bancaire

Indispensable, l’apport personnel que vous allez pouvoir engager dans l’ouverture de votre salon de coiffure est le premier moyen de financement à établir. Cet apport de fonds propres vous permettra de démarrer sur de bonnes bases et d’être crédible vis-à-vis des établissements bancaires auxquels vous demanderez de l’aide. Ces derniers pourront alors vous proposer un prêt pour compléter votre apport. Les prêts bancaires proposent en général de couvrir jusqu’à 70 % des investissements corporels et du fonds de commerce. Le fonds de roulement est parfois également inclus dans l’offre. Tout dépendra finalement du niveau d’apport personnel que vous pourrez engager. Les banques exigent que la valeur de vos fonds propres couvre au minimum l’emprunt sollicité.

Vous vous demandez comment financer un salon de coiffure en cas de garanties jugées insuffisantes par votre banque ? Les sociétés de cautionnement comme Oséo, la SIAGI ou les SOCAMA peuvent vous aider. Ces organismes partenaires des PME et des artisans assurent la prise en charge partielle du risque auprès des établissements bancaires et peuvent donc vous permettre d’accéder à un prêt plus facilement. Oséo garantit par exemple jusqu’à 70 % de l’emprunt pour la création d’entreprise.

Le prêt à la création d’entreprise et les avances remboursables

Si vous avez besoin d’un petit coup de pouce pour ouvrir votre salon de coiffure et lui assurer un bon démarrage, vous pouvez aussi avoir recours au prêt à la création d’entreprise. Ce crédit accordé aux entrepreneurs peut aller de 2 000 à 7 000 € et n’implique l’engagement d’aucune garantie ni caution personnelle. Les avances remboursables proposées par certains Conseils régionaux peuvent, elles aussi, vous permettre de démarrer sereinement votre affaire. Ces petits prêts à destination des créateurs ou repreneurs d’entreprises sont sans paiement d’intérêts et sont accordés sur dossier.

Les aides fiscales et dispositifs d’accompagnement

Le budget pour ouvrir un salon de coiffure est souvent conséquent. Le paiement des cotisations sociales fait également partie des frais à prévoir. Alors, comment ouvrir un salon de coiffure tout en étant aidé ? Certains dispositifs vous permettent d’être épaulé dans votre projet de création d’entreprise, tandis que d’autres vous offrent des avantages fiscaux.

L’Acre et le Nacre

L’Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) peut faire partie des solutions qui s’offrent à vous pour ouvrir votre salon de coiffure. Ce dispositif vous permet d’être exonéré du paiement des cotisations sociales pendant la première année d’activité. Le récent dispositif Nacre (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise) vous offre quant à lui un accompagnement sur 3 ans, via une aide au montage de votre projet, un prêt à taux zéro et une aide au démarrage de votre activité.

Les aides financières accordées en fonction des zones géographiques

Que vous soyez créateur ou repreneur, si vous prévoyez d’ouvrir votre entreprise de coiffure dans une zone géographique française prioritaire, il est possible que vous ayez droit à des avantages fiscaux tels que l’exonération d’impôts et de charges sociales. Sont concernées les entreprises implantées dans :
• les ZUS (zones urbaines sensibles) ;
• les ZRR (zones de revitalisation rurales) ;
• les BER (bassins à redynamiser) ;
• les ZAFR (zones d’aide à finalité régionale) ;
• les zones d’aide à l’investissement des PME.

Pour savoir si vous vous situez dans l’une ou l’autre de ces zones et si vous êtes éligible à l’un de ces dispositifs fiscaux, prenez contact avec la préfecture de votre localité ou avec la chambre de commerce.