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De gauche à droite : Stéphane Lardy (Directeur adjoint de cabinet de la Ministre Muriel Pénicaud), Stéphanie Rismont (Conseilllère en communication), Bernard Stalter (Président de l'UNEC), Carla Chantillon (Directrice générale de l'UNEC) et Antoine Foucher (Directeur de cabinet de la Ministre Muriel Pénicaud)

 

L’UNEC était reçue hier au Ministère du travail pour évoquer auprès d’Antoine Foucher (Directeur de cabinet de la ministre), Stéphane Lardy (Directeur de cabinet adjoint), et Stéphanie Rismont (Conseillère en communication) les grands enjeux de la profession et avancer sur des éléments à mettre en place pour renforcer le secteur.

Il ressort de cet échange riche et constructif une volonté commune de trouver des solutions pérennes afin de venir à bout des difficultés de recrutement de personnel qualifié, de revaloriser le métier et d’attirer les jeunes vers l’apprentissage ou encore d’aider la profession à prendre le virage du numérique.

La profession est aujourd’hui confrontée à des enjeux majeurs qui nécessitent un soutien fort des pouvoirs publics. Il est indispensable de replacer le client au cœur de la stratégie et de construire les nouveaux parcours de formation en conséquence. La formation professionnelle est un outil au service du développement économique des entreprises lequel dépend de l’adéquation entre l’offre et la demande. C’est aussi un outil au service de la cohésion sociale. A travers leur présence sur l’ensemble des territoires qu’ils soient urbains ou ruraux, du temps passé avec chaque client quel que soit son âge, du fait qu’il touche à la beauté et à l’intime, le coiffeur occupe la 2ème place dans la liste des professions préférées des français. La coiffure figure en outre en tête de liste des services attendus au cœur des villes.

 

Au regard de la situation Bernard Stalter, Président de l’UNEC, a formulé les propositions suivantes :

  • ÉTUDIER régulièrement les motivations des clients et les comportements des jeunes pour adapter la formation aux évolutions de la société et TROUVER des fonds pour financer ces études (les TPE n’ont pas les moyens des grandes entreprises)
  • ADAPTER les référentiels aux évolutions de la société en y intégrant notamment l’innovation, le marketing, le digital, le savoir-être, la dimension commercial et RACCOURCIR les délais de révision
  • DYNAMISER les parcours de formation en créant des passerelles interactives entre les filières académique et professionnelle avec un système d’équivalence pour les compétences acquises dans d’autres cursus
  • RÉDUIRE les charges et exonérer les entreprises qui recrutent un apprenti pendant les deux premières années
  • PROMOUVOIR les métiers de la coiffure en développant les interventions d’entrepreneurs exemplaires dans les écoles collèges, les lycées, les universités en lien avec les organisations professionnelles et les CEE
  • VALORISER la filière professionnelle avec des campagnes de communication régulières dans les médias et TROUVER des fonds pour les financer
  • DÉVELOPPER la formation des chefs d’entreprise à la formation des jeunes et mettre en place un système d’indemnisation du temps passé
  • REÉVALUER le niveau d’exigence à la hausse : note éliminatoire sur les fondamentaux même si cela doit réduire le nombre de candidats
  • METTRE EN PLACE pour les jeunes des périodes transitoires pour celles et ceux qui souhaitent s’engager comme par exemple le DIMA, qui permettent de tester la motivation, l’envie du jeune
  • PROFESSIONALISER en proposant des formations initiales courtes (modules) plus ciblées pour développer et valoriser les compétences avec des unités de valeur dont le cumul permet d’obtenir un diplôme en adéquation avec les besoins des consommateurs (cheveux texturisés, coloriste, barbier, vente, manager de salons, ingénierie de la coiffure, etc.)
  • SIMPLIFIER / FACILITER l’accès à la profession : faciliter la VAE pour des personnes ayant plus de 10 ans d’expérience et souhaitant obtenir le BP
  • MOTIVER les apprentis en alignant leurs droits sur ceux des étudiants de la filière académique
  • PERMETTRE aux apprentis d’étudier et de développer leur savoir-faire au-delà des heures d’apprentissage de la même façon que les étudiants des filières générales qui consacrent du temps à étudier
  • PERÉNNISER les CFA dans cette période de transition
  • PROPOSER des solutions innovantes favorisant le regroupement des entreprises pour mutualiser certains coûts fixes et pouvoir ainsi répondre aux attentes des consommateurs
  • INNOVER pour rendre le métier plus attractif auprès des jeunes (salaires, avantages sociaux, intéressement, lutte contre les TMS…)
  • DONNER au secteur de la coiffure, la pleine maîtrise des fonds de la formation qui doivent aussi permettre d’anticiper les évolutions du métier. Exemple : les coiffeurs qui font de l’esthétique ne peuvent pas être formés
  • GARANTIR la continuité territoriale dans la formation continue

Au lendemain de cette réunion et convaincue de la réelle volonté du gouvernement de soutenir le secteur,  l’UNEC poursuit les échanges et engage un travail en étroite collaboration avec le Ministère afin d’aboutir rapidement à des solutions concrètes pour la profession.

 

 


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