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barbière

Porter la barbe se démocratise ! La mieux placer pour parler de ce phénomène est Sarah Daniel--Hamizi, plus connue sous le nom de "La Barbière de Paris". Cette passionnée se bat pour préserver l'élégance d'un métier qu'elle veut élever au niveau de l'art. Nous l'avons interrogé pour vous.


Quel est l’état des lieux de la profession ?
Tombé en désuétude à la fin des années 70, le métier est revenu en force depuis les années 2008-2009. Des artistes comme George Clooney ont donné le la, et le grand public a suivi. Puis on a assisté à la mode des hipsters venue d’Australie, des États-Unis et de Londres et au phénomène Movember ! Cette révolution du poil a contribué au retour des barber-shops mais beaucoup n’ont pas la compétence de vrais barbiers !

Le meilleur cursus ?
Un barbier est avant tout un coiffeur spécialisé en coiffure masculine. Il faut commencer par un C.A.P de coiffeur puis faire un stage chez un maître barbier. Depuis 2012, l’option “ barbier ” est réapparue au brevet professionnel de coiffure. Je rêve de voir la restauration du CAP de barbier - coiffeur hommes ! Dans mes salons, j’exige un stage de 6 mois minimum. Ce n’est pas parce qu’on sait tenir un coupe-choux pour raser le bas de la nuque qu’on sait raser la partie du visage. On peut provoquer des micro-coupures ou des irritations.

Filles ou garçons : à qui la palme ?
Quand je suis jury et que je vais corriger dans les classes, il y a 80 % de femmes. Ce qui les attire et là où elles excellent, c’est la partie esthétique.

Vos conseils pour un jeune qui voudrait se lancer ?
On fait un métier qui nécessite une dextérité importante. Une seule règle : être curieux et aimer le rapport humain. Ne pas se contenter de ses acquis et toujours essayer d’innover.

Diriez-vous que vous exercez un métier d’homme que vous avez sublimé ?
Oui, j’aime sublimer les hommes à travers mon regard de femme : sublimer des visages ayant une imperfection, une cicatrice… C’est très gratifiant. Je suis comme les grands couturiers qui habillent les femmes, je joue avec mon oeil de séductrice. Chez une femme, sa parure, ce sont ses cheveux ; chez les hommes, ce sont leurs barbes : un bouc, une moustache les métamorphosent. Mon souhait est d’amener ce métier d’artisanat au rang d’art. D’ailleurs mon troisième livre passe en revue la barbe dans tous les arts.

C’est quoi la tendance en barbe ?
La barbe n’est pas un effet de mode mais un style car elle ne va pas à tout le monde. Il n’y a pas de tendance de barbe mais elle se porte plutôt en fonction des saisons et de la morphologie.

 



Un client moyen dépense combien ?
Un client peut dépenser en moyenne 35 € pour une prestation sur un rythme de 3 semaines.

Vos actualités ?
J’ouvre un 5ème salon en juin à La Défense et une Académie en fin d’année pour répondre à une forte demande. Mon seul et unique objectif est de rester dans l’excellence.


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