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Transmettre sa passion avec passion ! Dans le prolongement du livre blanc de la formation présenté en 2016, le programme des ambassadeurs est officialisé depuis le 68ème congrès de l'UNEC qui s'est déroulé à Rennes. Explications par Christophe Doré, premier vice-président de l'UNEC en charge de la formation et l'emploi.

Pourquoi ce programme ?

Avec une baisse du nombre d’apprentis et les difficultés à recruter, on doit travailler sur l’attractivité des métiers de la coiffure et donc la pérennité de l’emploi. Ce programme a pour objectif de valoriser le plus beau métier du monde, hélas parfois décrié et crédité d’une image négative et de donner envie aux millenials d’embrasser la profession.

Pour démarrer, une première cohorte d’ambassadeurs va être mise en place au niveau des 13 grandes régions de métropole avec pour objectif à terme d'en avoir au moins un par département. Dans un second temps, charge à ces ambassadeurs de cascader pour susciter d’autres vocations au niveau départemental pour un rayonnement non seulement hexagonal mais aussi outre-mer.

Sur quels critères sont-ils choisis ?

Avoir de préférence moins de 40 ans et être prêt à transmettre sa passion ! Plus concrètement, ces ambassadeurs doivent s’engager à donner de leur temps, être disposés à collaborer avec leur organisation professionnelle et les centres de formation. Outre leur charisme et leurs compétences techniques, ils doivent avoir la capacité de communiquer positivement auprès des jeunes et des institutions, bref incarner une nouvelle génération de professionnels.

Comment vont-ils oeuvrer ?

Pas si simple de se sentir à l’aise devant une classe d’adolescents ! Pour les accompagner, nous allons mettre en place une formation, notamment sur la façon de s’adresser à la génération des Millenials, comprendre ce qui les motive, ce qui les inspire. Chaque ambassadeur aura pour mission de se rendre au plus près de ce jeune public et des parents (collèges, lycées, forums) pour transmettre leur passion mais aussi les réalités du métier et les attentes de la profession. Avec eux l’UNEC travaillera à la création d’outils d’orientation percutants et attractifs afin de toujours mieux communiquer autour du métier.

 

Si vous vous sentez l'âme d'un ambassadeur du métier, prenez contact avec nous au 01 42 61 53 24 !

 

Nous traversons une période de profondes mutations, à tous niveaux : (r)évolution numérique, (r)évolution des comportements sociaux, des modes de consommation, des outils de gestion et de développement des entreprises, de la formation, du métier et des différentes manières de l’exercer….le changement est partout, il est radical et s’opère à une vitesse exponentielle.

L’UNEC se fait fort de saisir ces bouleversements comme de réelles opportunités ! Elle doit faire preuve d’anticipation et d’innovation, de manière à conduire les changements et non les subir de plein fouet.  Quatre champs d’actions sont pour nous prioritaires :

LE NUMÉRIQUE

Une enquête a été réalisée par l’UNEC en collaboration avec la DGE,  dont les résultats ont été présentés il y a quelques jours.  Force est de constater que malgré une prise de conscience des enjeux de la révolution numérique, la profession ne maîtrise pas encore le sujet de manière à s’y projeter de façon dynamique et efficace. Notre organisation professionnelle devra donc aider la profession à prendre le virage du numérique.

LES NOUVEAUX MODELES ÉCONOMIQUES

De nouveaux modèles économiques sont en train d’émerger, tels que la location de fauteuil ou les plateformes de réservation en ligne. Quels sont ces modèles économiques ? Quels sont leurs intérêts et leurs limites ? Vont-ils complètement éclipser les modèles classiques, qui eux sont dépassés et voués à disparaître ? Comment bénéficier des avantages liés à ces modèles économiques émergents tout en prémunissant le secteur d’un phénomène d’ubérisation ?  Telles sont les questions auxquelles notre organisation professionnelle devra répondre, après avoir fait une analyse poussée de ce nouveau paysage économique. Le rôle de l’UNEC sera également de sécuriser les pratiques, en travaillant à leur encadrement juridique.

LE MARKETING ET LA COMMUNICATION

La baisse de fréquentation des salons de coiffure est une problématique avérée et je pense que notre organisation professionnelle a un réel rôle à jouer dans la reconquête du consommateur. Pour cela, il conviendra de replacer le client au cœur de nos préoccupations. Nous devons le faire rêver, le ré-enchanter de manière à ce qu’il fasse appel à son coiffeur non plus par nécessité mais par plaisir de passer un moment de bien-être et de détente.  La mise en place de réflexions et d’actions dans les domaines du marketing et de la communication sera la clé de la réussite.

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

L’UNEC, qui a pris la mesure des enjeux du développement durable depuis quelques années maintenant, s’est fortement impliquée dans ce dossier. Elle continuera à accompagner la profession dans cette démarche responsable et citoyenne, que ce soit par des actions de sensibilisation, d’information ou de formation. Je propose également de travailler sur l’ouverture du label développement durable « Mon coiffeur s’engage » aux salons sans salarié, qui représentent plus de 50 % des établissements.

De la pertinence avec laquelle nous répondrons à ces enjeux dépendent l’avenir de la profession. Soyons ambitieux, faisons progresser la Coiffure de manière à ce qu’elle devienne le premier secteur de l’Artisanat !

Bernard Stalter

Président de l’UNEC

ecole - coiffure

Le 23 avril dernier, la 6ème promotion de l’Institut de Formation des Cadres de la Coiffure a bouclé son cursus en beauté avec une ultime session qui avait lieu au Sénat. Retour sur ce cursus qui permet de former les futurs représentants de la coiffure.

Préparer les jeunes élus

L'Ecole des cadres de la coiffure est un parcours de formation créé par l'UNEC lors du congrès national de Tours en 2006.

Ce dispositif d’accompagnement a été mis en place à destination des jeunes élus, c'est-à-dire des chef(fe)s d’entreprise bénévoles et nouveaux entrants dans les bureaux régionaux et départementaux de l’UNEC, afin de les accompagner et les professionnaliser pour qu’ils puissent aborder dans les meilleures conditions leurs nouvelles missions et responsabilités.

Réalisé en partenariat avec l’Institut Supérieur des Métiers, ce parcours de formation se déroule entre deux congrès et comprend cinq modules pour un total de 10 journées de formation. Ce cursus très complet permet d’aborder le fonctionnement politique et administratif de l’UNEC, d’appréhender l’environnement socio-économique national et local et déroule un contenu mêlant apports pédagogiques et outils de développement personnel sur différents thèmes. Il se termine traditionnellement par un séminaire se déroulant dans un haut lieu de la socio-démocratie (Assemblée Nationale, CESER, Sénat, Conseil régional…).

Bravo à cette 6ème promotion qui saura sans nul doute porter le message de la profession avec conviction et brio.

Avec 85.000 établissements, 190.000 actifs, un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros et l’accueil de près d’1 million de consommateurs par jour, la Coiffure est un véritable moteur de l’économie de proximité.  Elle est actuellement le 2ème secteur de l’Artisanat. Cependant, elle souffre d’un déficit d’image important. Qu’il s’agisse des jeunes en quête d’orientation ou des consommateurs, elle n’attire plus et ne fait plus rêver. Ainsi, on exerce le métier « par défaut » et on se rend chez le coiffeur « par nécessité ».

Il devient à la fois urgent et indispensable de faire évoluer les représentations du métier, de manière à :

  • Préparer la relève et apporter des solutions aux difficultés de recrutement auxquelles la profession est confrontée
  • Faire revenir le client dans les salons (ou le coiffeur à son domicile)

Voici mes propositions pour rendre ses lettres de noblesse à la profession et booster son attractivité :

REPROFESSIONNALISER LE MÉTIER POUR EN GARANTIR L'EXCELLENCE

Le nivellement progressif vers le bas doit cesser. La filière doit disposer d’une offre de formations adaptées et cohérentes pour en garantir l’excellence et dans ce cadre, notre organisation professionnelle a pleinement son rôle à jouer.

L’UNEC a d’ailleurs réalisé un travail considérable sur le sujet, que ce soit en se battant et remportant le combat pour le maintien de la qualification professionnelle préalable à l’installation, ou encore,  en lançant les Assises de la formation dès 2014, qui ont abouti à la rédaction du Livre blanc.

Le Livre blanc est le fil conducteur du positionnement de la profession sur la formation pour les années à venir. C’est un outil fabuleux et un certain nombre de ses préconisations sont actuellement en phase de mise en œuvre. Pour autant, là encore il ne s’agit pas d’un dogme et notre organisation professionnelle devra continuer à le faire vivre, tout en s’adaptant en permanence aux évolutions qui modèlent notre société et notre économie. La réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle en cours en représente une illustration.

Avec l’ensemble des partenaires, notre organisation professionnelle doit à mon sens repenser sa filière de formation, l’adapter aux attentes et besoins émergents des consommateurs, aux nouvelles pratiques et prendre en compte les nouvelles technologies.

 

RENDRE LE MÉTIER PLUS ATTRACTIF

La profession manque de compétitivité et donc, d’attractivité.  Afin d’attirer des jeunes de tous horizons et pas seulement ceux en situation de rupture scolaire, la profession doit se remettre en question et opérer des changements, à plusieurs niveaux.

Tout d’abord, au niveau de l’image du métier de coiffeur. Notre organisation professionnelle doit redorer le blason de la profession, en mettant en place des actions fortes et pertinentes. C’est dans cette optique que l’UNEC mettra en place et formera  l’équipe des Ambassadeurs de la profession, dont le rôle est de promouvoir le métier. L’UNEC s’appuiera également sur la vitrine que représentent l’Artistique et les concours, notamment avec l’Equipe de France, les Olympiades des Métiers, Coiffeur en France, ou encore, les MOF. De même, elle continuera à co-organiser le salon MCB by Beauté Sélection, qui positionne fortement le secteur.

L’UNEC devra également mener des réflexions au niveau des rémunérations et conditions d’exercice du métier. Chefs d’entreprises comme salariés, peu peuvent prétendre aujourd’hui bien vivre de la Coiffure ! Pour ce qui concerne les conditions d’exercice, celles-ci  demeurent assez difficiles bien qu’ayant fortement évolué notamment depuis la généralisation des équipements prévenant les TMS.

L’UNEC devra se donner les moyens de ses ambitions, que ce soit en exerçant son pouvoir d’influence auprès des pouvoirs publics et autres institutions pour défendre les intérêts de la coiffure, ou en trouvant des accords intelligents avec les partenaires sociaux.

 

POSITIONNER L’UNEC ET LA PROFESSION AUPRES DES TIERS

La revalorisation du secteur de la Coiffure passera également et nécessairement par son positionnement à sa juste valeur auprès des tiers. L’UNEC doit poursuivre les efforts engagés pour représenter le métier et en défendre les intérêts de manière efficace et pertinente.  C’est ainsi que la Coiffure pourra conquérir la place de 1er secteur de l’Artisanat.

La coiffure et l’UNEC doivent devenir incontournables, peser dans toutes les réflexions et décisions prises par le gouvernement, y être associées. Elles doivent être reconnues et considérées à leur juste valeur au sein des collectivités.  

 

Un grand chemin a déjà été parcouru, puisque nombre d’élus du secteur détiennent des mandats sociaux ou siègent au sein des conseils régionaux, mairie et organismes consulaires.  Aussi, je propose de poursuivre et intensifier notre action de lobbying, ainsi que de professionnaliser les élus en leur proposant des cursus de formation adaptés.

 

Bernard Stalter

Président de l'Union nationale des entreprises de coiffure

 

salon - MCB - coiffure

Le salon Mondial de la Coiffure, aujourd'hui connu sous le nom de MCB by Beauté Sélection, a été créé à l’initiative de l'UNEC il y a déjà plusieurs décennies. Aujourd’hui ce sont plus de 500 marques, 280 exposants et 50 000 visiteurs de toutes nationalités qui se retrouvent Porte de Versailles à Paris pour cet événement unique. L'année dernière, le succès du salon n'a fait que renforcer la place de Paris en tant que capitale mondiale de la coiffure.

Dans 3 mois jour pour jour, du 8 au 10 septembre, le salon MCB by Beauté Sélection sera à nouveau le théâtre de l'innovation, des nouvelles marques et dernières tendances.

Durant deux jours et demi, cette véritable vitrine du secteur proposera :

  • Des shows et démonstrations de coiffure
  • Des ateliers techniques
  • Des expositions thématiques
  • Le très attendu Championnat du Monde de Coiffure Hairworld dans lequel, nous l’espérons, s’illustrera à nouveau l’équipe de France de Coiffure dirigée par UNEC Concours

A vos agendas, rendez-vous en septembre !

En savoir plus

 

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