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assurance chômage

En parallèle de la reforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage, le gouvernement a récemment présenté son "projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel" qui prévoit une refonte en profondeur de l'assurance chômage de façon à mieux "accompagner la mobilité professionnelle".

Ce projet intègre les propositions des partenaires sociaux issues de l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 22 février 2018, mais en les aménageant. Cette reforme de l'assurance chômage contient plusieurs mesures (susceptibles d'évoluer d'ici l'adoption de la loi), dont certaines vous concernent en tout premier lieu. En voici un éclairage.

Pour les travailleurs indépendants : une vraie avancée sociale 

Une indemnisation des travailleurs indépendants va enfin voir le jour. Cette extension de l’assurance chômage aux travailleurs indépendants sera distincte de l’assurance chômage des salariés. Ces derniers pourront bénéficier d’un versement d’une prestation spécifique en cas de liquidation judiciaire et, dans certains cas, de redressement judiciaire de l’entreprise. Cette allocation mensuelle devrait être de 800 euros, versés durant 6 mois consécutifs.

Elle serait réservée aux travailleurs indépendants justifiant d’un revenu dont le montant minimum sera fixé par décret (10 000 euros annuels sont proposés dans L’Accord National Interprofessionnel (ANI). Son financement serait assuré par la solidarité nationale via la CSG (Contribution Sociale Généralisée). Un vrai coup de pouce pour “ rebondir ” vers un autre projet ou une nouvelle activité.

En parallèle, un groupe de travail doit étudier les nouvelles formes d’emplois indépendants (les travailleurs des plates-formes collaboratives) et l’impact du développement de ces formes de travail sur le régime d’assurance chômage. On attend les conclusions fin 2018. À terme, en effet, le secteur de la coiffure n’est pas à l’abri de ces nouveaux modèles.

Si le texte est adopté, il s’agira d’une belle avancée sociale pour les travailleurs indépendants. En attendant il existe des systèmes d’assurances privées qui peuvent garantir les risques de perte d’emploi. Votre adhésion à l’Union nationale des entreprises de coiffure vous permet d’avoir accès à la garantie chômage des chefs d’entreprise de GSC : une assurance qui en cas de perte involontaire de l’emploi couvre les dirigeants mandataires sociaux ou dirigeants TNS (travailleur non salarié) ; elle garantit une indemnité de perte d’emploi calculée sur la base des revenus antérieurs (55 % ou 70 %), pendant 12 à 24 mois et un accompagnement en vue de rebâtir un projet professionnel.

Pour en bénéficier, il n’est pas obligatoire d’être en situation de cessation des paiements (dépôt de bilan), la cessation d’activité de l’entreprise, ou sa vente, décidée à l’amiable par les associés ou par le seul entrepreneur individuel suite à des difficultés économiques de l’entreprise, peut ouvrir droit aux indemnités chômage.

Indemnisation pour les salariés démissionnaires 

Si l’un de vos salariés démissionne, il pourra sous certaines conditions bénéficier d’une Allocation d’Aide Au Retour à l’Emploi Projet (AREP). A ce titre il / elle devra :

  • Avoir un projet de reconversion professionnelle ou d’un projet de création d’entreprise ;
  • Justifier d’une durée d’affiliation à l’assurance chômage qui devrait être fixée à 5 ans ;
  • Avoir démissionné de son emploi ;
  • Avoir réalisé plusieurs démarches visant notamment à faire attester du caractère réel et sérieux du projet.

 Si ces mesures devraient inciter à la création d’entreprise, Pôle Emploi sera chargé de contrôler la mise en oeuvre du projet présenté par le salarié et en cas de manquement, les allocations chômage pourront être suspendues.

Indemnisation en cas de rupture de la période d'essai à l'initiative du salarié 

Actuellement, il n’existe aucune indemnité de chômage pour le salarié rompant de lui-même sa période d’essai. L’Accord National Interprofessionnel (ANI) prévoit qu’une enquête soit menée par l’UNEDIC sur un panel d’allocataires afin d’évaluer le coût d’une telle mesure. À partir de ces éléments et avant la fin de l’année 2018, un groupe de travail composé de représentants de salariés et de chefs d’entreprise étudiera la possibilité de la mise en oeuvre de cette mesure.

 

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Avec 85.000 établissements, 190.000 actifs, un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros et l’accueil de près d’1 million de consommateurs par jour, la Coiffure est un véritable moteur de l’économie de proximité.  Elle est actuellement le 2ème secteur de l’Artisanat. Cependant, elle souffre d’un déficit d’image important. Qu’il s’agisse des jeunes en quête d’orientation ou des consommateurs, elle n’attire plus et ne fait plus rêver. Ainsi, on exerce le métier « par défaut » et on se rend chez le coiffeur « par nécessité ».

Il devient à la fois urgent et indispensable de faire évoluer les représentations du métier, de manière à :

  • Préparer la relève et apporter des solutions aux difficultés de recrutement auxquelles la profession est confrontée
  • Faire revenir le client dans les salons (ou le coiffeur à son domicile)

Voici mes propositions pour rendre ses lettres de noblesse à la profession et booster son attractivité :

REPROFESSIONNALISER LE MÉTIER POUR EN GARANTIR L'EXCELLENCE

Le nivellement progressif vers le bas doit cesser. La filière doit disposer d’une offre de formations adaptées et cohérentes pour en garantir l’excellence et dans ce cadre, notre organisation professionnelle a pleinement son rôle à jouer.

L’UNEC a d’ailleurs réalisé un travail considérable sur le sujet, que ce soit en se battant et remportant le combat pour le maintien de la qualification professionnelle préalable à l’installation, ou encore,  en lançant les Assises de la formation dès 2014, qui ont abouti à la rédaction du Livre blanc.

Le Livre blanc est le fil conducteur du positionnement de la profession sur la formation pour les années à venir. C’est un outil fabuleux et un certain nombre de ses préconisations sont actuellement en phase de mise en œuvre. Pour autant, là encore il ne s’agit pas d’un dogme et notre organisation professionnelle devra continuer à le faire vivre, tout en s’adaptant en permanence aux évolutions qui modèlent notre société et notre économie. La réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle en cours en représente une illustration.

Avec l’ensemble des partenaires, notre organisation professionnelle doit à mon sens repenser sa filière de formation, l’adapter aux attentes et besoins émergents des consommateurs, aux nouvelles pratiques et prendre en compte les nouvelles technologies.

 

RENDRE LE MÉTIER PLUS ATTRACTIF

La profession manque de compétitivité et donc, d’attractivité.  Afin d’attirer des jeunes de tous horizons et pas seulement ceux en situation de rupture scolaire, la profession doit se remettre en question et opérer des changements, à plusieurs niveaux.

Tout d’abord, au niveau de l’image du métier de coiffeur. Notre organisation professionnelle doit redorer le blason de la profession, en mettant en place des actions fortes et pertinentes. C’est dans cette optique que l’UNEC mettra en place et formera  l’équipe des Ambassadeurs de la profession, dont le rôle est de promouvoir le métier. L’UNEC s’appuiera également sur la vitrine que représentent l’Artistique et les concours, notamment avec l’Equipe de France, les Olympiades des Métiers, Coiffeur en France, ou encore, les MOF. De même, elle continuera à co-organiser le salon MCB by Beauté Sélection, qui positionne fortement le secteur.

L’UNEC devra également mener des réflexions au niveau des rémunérations et conditions d’exercice du métier. Chefs d’entreprises comme salariés, peu peuvent prétendre aujourd’hui bien vivre de la Coiffure ! Pour ce qui concerne les conditions d’exercice, celles-ci  demeurent assez difficiles bien qu’ayant fortement évolué notamment depuis la généralisation des équipements prévenant les TMS.

L’UNEC devra se donner les moyens de ses ambitions, que ce soit en exerçant son pouvoir d’influence auprès des pouvoirs publics et autres institutions pour défendre les intérêts de la coiffure, ou en trouvant des accords intelligents avec les partenaires sociaux.

 

POSITIONNER L’UNEC ET LA PROFESSION AUPRES DES TIERS

La revalorisation du secteur de la Coiffure passera également et nécessairement par son positionnement à sa juste valeur auprès des tiers. L’UNEC doit poursuivre les efforts engagés pour représenter le métier et en défendre les intérêts de manière efficace et pertinente.  C’est ainsi que la Coiffure pourra conquérir la place de 1er secteur de l’Artisanat.

La coiffure et l’UNEC doivent devenir incontournables, peser dans toutes les réflexions et décisions prises par le gouvernement, y être associées. Elles doivent être reconnues et considérées à leur juste valeur au sein des collectivités.  

 

Un grand chemin a déjà été parcouru, puisque nombre d’élus du secteur détiennent des mandats sociaux ou siègent au sein des conseils régionaux, mairie et organismes consulaires.  Aussi, je propose de poursuivre et intensifier notre action de lobbying, ainsi que de professionnaliser les élus en leur proposant des cursus de formation adaptés.

 

Bernard Stalter

Président de l'Union nationale des entreprises de coiffure

 

salon - MCB - coiffure

Le salon Mondial de la Coiffure, aujourd'hui connu sous le nom de MCB by Beauté Sélection, a été créé à l’initiative de l'UNEC il y a déjà plusieurs décennies. Aujourd’hui ce sont plus de 500 marques, 280 exposants et 50 000 visiteurs de toutes nationalités qui se retrouvent Porte de Versailles à Paris pour cet événement unique. L'année dernière, le succès du salon n'a fait que renforcer la place de Paris en tant que capitale mondiale de la coiffure.

Dans 3 mois jour pour jour, du 8 au 10 septembre, le salon MCB by Beauté Sélection sera à nouveau le théâtre de l'innovation, des nouvelles marques et dernières tendances.

Durant deux jours et demi, cette véritable vitrine du secteur proposera :

  • Des shows et démonstrations de coiffure
  • Des ateliers techniques
  • Des expositions thématiques
  • Le très attendu Championnat du Monde de Coiffure Hairworld dans lequel, nous l’espérons, s’illustrera à nouveau l’équipe de France de Coiffure dirigée par UNEC Concours

A vos agendas, rendez-vous en septembre !

En savoir plus

 

Dans un monde en perpétuel mouvement, la profession de coiffeur doit s'en cesse s'adapter pour assurer son développement. Eléments clés dans cette démarche, la convention collective et la notion de représentativité d'une organisation professionnelle: explications.

Qu'est ce que la convention collective ?

Négociée entre les organisations professionnelles d'employeurs et les syndicats de salariés, la convention collective est le document de référence dans chaque branche, autrement dit dans chaque métier. La convention collective régit les spécificités de la profession pour favoriser son développement en s’attachant à définir principalement les règles liées aux salaires, aux classifications, à l’organisation du temps de travail et à la formation des collaborateurs.

En résumé, une bonne convention collective peut rendre un métier plus attractif.

Comment fait-on évoluer la convention collective ?

Les représentants de salariés et de chefs d’entreprise de chaque profession se réunissent régulièrement au sein d’une commission, dite CPPNI : Commission Paritaire Permanente de Négociation et d'Interprétation, pour proposer des évolutions à la convention collective. Ces évolutions font l’objet de discussions avant d’être soumises au vote. Le législateur a fixé les règles de fonctionnement de cette commission et prévu pour les organisations professionnelles représentant plus de 50% d’entreprises syndiquées, la faculté de s’opposer à la conclusion d’accords collectifs. D’où l’importance pour le Ministère du travail d’objectiver la mesure de cette représentativité, ce qui a été fait en 2016 pour la première fois. Au travers de cette mesure, il s’agit de mesurer la légitimité des organisations professionnelles en rapprochant le nombre d’adhérents du nombre d’entreprises syndiquées dans un métier donné.

Lors de cette mesure, l’UNEC avec ses 5 200 adhérents s’est imposée avec un taux de 89.85 %. La désignant ainsi comme la 1ère organisation patronale du secteur. Cette mesure de la représentativité sera reconduite tous les 4 ans.

Tout l’enjeu pour l’UNEC consiste à renforcer cette pôle position pour continuer à défendre au mieux les intérêts de la profession dont les facettes sont multiples (coiffeurs avec ou sans salons, avec ou sans salariés, sous franchise ou non…). Cela passe nécessairement par une politique active de développement du nombre d’adhérents. La conclusion d’un accord avec le Groupe VOG en mars dernier s’inscrit dans ce cadre et permettra de peser encore davantage dans les négociations avec les Ministères, pour faire entendre encore plus fort la voix de la profession.

Au sommaire : décryptage de l'assurance chômage, zoom sur le marketing sonore dans vos salons, Convention Collective et représentativité : des clés pour faire avancer la profession, le portrait de Sarah Daniel--Hamizi, La Barbière de Paris et bien plus encore ...

L'EDITO du président

A la veille d’un point d'étape majeur dans la réforme de l’apprentissage initiée par le gouvernement, j’ai à coeur de réaffirmer combien il est important de faire évoluer cette voie qui reste pour nous le chemin royal pour accéder à la profession de coiffeur. Aujourd’hui malheureusement, entreprises et jeunes tournent autour d’un système bien trop complexe. Il est donc nécessaire de simplifier tout cela et de faire en sorte que le système tourne entièrement autour d’eux, qu’il soit organisé pour répondre à leurs besoins et attentes. Nous sommes tous d’accord sur le fait que l’apprentissage mérite d’être reconnu comme une voie de passion, d’excellence et d’avenir, pour les jeunes, leurs familles et les entreprises.


Parmi les 20 mesures concrètes annoncées en mars dernier par le gouvernement afin de transformer l’apprentissage je note tout particulièrement le fait que l’apprentissage sera ouvert aux jeunes jusqu’à 30 ans, au lieu de 26 ans aujourd’hui, permettant à davantage de jeunes actifs de bénéficier de l’excellence de la formation pour obtenir un emploi ou créer une entreprise.
Autre point saillant le système de financement de l’apprentissage sera entièrement revu, selon un principe simple, transparent et sécurisant : un jeune + une entreprise = un contrat = un financement. Aujourd’hui, il existe trois aides à l’embauche différentes et un crédit d’impôt. C’est un système complexe pour les entreprises. Demain, ces quatre soutiens financiers seront unifiés et ciblés sur les TPE et PME, pour des embauches sur des diplômes de niveau bac et pré-bac. Simplicité et efficacité sont le maître mot. L’aide par contrat sera supérieure à 6 000 € pour 2 ans, elle sera payée par l’État et distribuée par les Régions, qui pourront l’abonder si elles le souhaitent. Côté communication et valorisation de cette voie les Régions organiseront, avec le monde professionnel et en lien avec les Départements, des journées annuelles d’information sur les métiers et les filières professionnelles dans tous les collèges et lycées. L’occasion pour les élèves de rencontrer les professionnels, salariés, apprentis ou chefs d’entreprise de coiffure, afin de découvrir notre beau métier et les possibilités de carrières qui s’ouvrent à eux.


Gageons que dans les mois à venir bon nombre de ces mesures se mettent en place et fassent que l’apprentissage en France puisse se développer et enfin prendre la place qu’il mérite. C’est une très grande satisfaction pour l’UNEC qui restera néanmoins vigilante dans l’attente de l’application de l’ensemble de ces textes.


Bonne lecture,
BERNARD STALTER
Président de l’UNEC

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