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L'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (CMA France), le réseau des Chambres de Métiers et de l'Artisanat et GARANCE ont lancé la 4ème édition du Prix du Maître d'apprentissage.

Le Maître d'apprentissage joue un rôle clé dans la formation et la réussite des apprentis : accompagnement au quotidien, transmission du savoir-faire et du savoir-être si précieux pour appréhender correctement une profession. 

Ce prix récompense des maîtres d'apprentissage autour de 5 catégories :
- Mobilité internationale
- Echange de transferts d'expériences et/ou de technologies
- Engagement du maître d'apprentissage
- Valorisation de la mixité
- Jeune maître d'apprentissage

Comment ça marche ?

Des jurys régionaux établissent une première sélection des candidatures.

- Les cinq meilleurs dossiers régionaux (un par catégorie) sont transmis au jury national qui désigne le lauréat dans chaque catégorie

- Le jury national est notamment composé du président de CMA France, du président de GARANCE, d’anciens lauréats Maîtres d’apprentissage, d’un représentant des organisations professionnelles de l’artisanat, des représentants des pouvoirs publics, de représentants de la presse, etc.

Qui peut candidater ?

Pour présenter votre candidature il vous faut :

- Être actif dans la fonction de maître d’apprentissage au moment du dépôt de votre candidature.

- Être chef d’entreprise artisanale immatriculée au répertoire des métiers ou être salarié au sein d’une entreprise artisanale inscrite au répertoire des métiers.

- Avoir au minimum 5 ans d’ancienneté dans la fonction de maître d’apprentissage ou pour les candidats à la catégorie « jeune maître d’apprentissage » être âgé de 40 ans au plus.

- Avoir formé au cours de votre carrière au moins 3 apprentis ou 1 apprenti pour les candidats à la catégorie « jeune maître d’apprentissage »


La date limite de transmission des candidatures régionales est fixée au 13 avril 2018.

 

EN SAVOIR PLUS

Avec plus de 1 000 réponses exploitables, l’enquête sur le secteur de la coiffure et les usages du numérique lancée au printemps dernier par l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC) et la Direction Générale des Entreprises (DGE) a rencontré un franc succès.

Premier constat, le numérique est un sujet important pour les sondés qui lui accordent une note de 6,2 sur 10. Dans un environnement professionnel où les ordinateurs et les tablettes se côtoient en nombre, l’enquête s’est attachée à connaître l’utilisation qui en est faite. Si les logiciels les plus cités sont spécifiques aux métiers de la coiffure, ceux dédiés à la gestion et à la bureautique ne sont pas loin.

Deuxième constat, l’utilisation du numérique se concentre autour de tâches administratives mais paradoxalement peu, voire pas du tout, pour des actions commerciales. Seulement 29% des répondants disposent d’un site web… Pire très peu, 10%, le mettent à jour régulièrement faute d’accompagnement. Une communication statique que pourrait améliorer un site professionnel bien référencé et dynamique, avec prise de rendez-vous en ligne, newsletters, vidéos … C’est du moins ce qui ressort des besoins exprimés.

 

ET MAINTENANT ?

 

Dans un univers où les sondés consacrent moins de 100 € par mois à la communication et aux outils digitaux, Facebook tire logiquement son épingle du jeu avec près d’un professionnel sur deux connecté au réseau social. Peu en revanche utilisent des plateformes comme Youtube, pourtant gratuites, pour poster des vidéos.

Pour Bernard Stalter, Président de l’UNEC: « le numérique est aujourd’hui un incontournable pour notre profession tant pour les chefs d’entreprises que pour nos clients dont les habitudes de consommations sont bouleversées. Si nous constatons qu’une majorité des coiffeurs sont aujourd’hui équipés et ont conscience de l’importance grandissante du numérique, l’enquête montre pour autant qu’ils sont encore trop peu nombreux à maîtriser le sujet et s’y projeter de façon dynamique et efficace. Cette problématique reste pour nous une priorité ».

Les réponses recueillies suite à cette enquête donnent une image plus précise de l’usage du numérique dans les salons et dessinent les contours des actions qui seront menées pour améliorer les pratiques. L’UNEC travaille d’ailleurs au déploiement d’ici au second semestre 2018 d’un programme d’actions et d’accompagnement autour de deux axes :

  • La réalisation de fiches autour des bonnes pratiques du digital adaptées à l’activité de coiffeur
  • L’accompagnement et la formation avec des modules d’initiation et de perfectionnement au digital pour les coiffeurs, par les coiffeurs

 

JE TÉLÉCHARGE LES RÉSULTAT DE L'ENQUÊTE

 

« Tous, quels que soient notre âge, notre ancienneté, notre expérience, constatons que l’évolution est le maître-mot de la vie en général et de la formation en particulier », par ces quelques mots Bernard Stalter, Président de l’UNEC, introduisait le Livre Blanc de la formation coiffure. Un postula entendu par le gouvernement qui prépare une réforme de l’apprentissage attendue au printemps 2018.

Facteur clé de l’insertion des jeunes dans le monde du travail et notamment de la coiffure, l'apprentissage est encore malheureusement marqué par une certaine méfiance de la part de ceux qui gagneraient à être apprentis, de leurs parents, des enseignants, des entreprises. La réforme de la formation professionnelle actuellement en gestation comporte un volet non négligeable sur l’apprentissage qui vise à casser les préjugés et faire disparaitre les freins.

Avec 17 752 apprentis (en hausse de 0.6%) sur la rentrée scolaire 2015/2016, la coiffure est le 2ème secteur de l’artisanat formant des jeunes par cette voie. Si l’apprentissage reste le meilleur passeport pour accéder aux métiers de la coiffure permettant de former sur toute la filière, du niveau V (CAP) au niveau III (BM), force est de constater qu’une révision ambitieuse est aujourd’hui nécessaire afin de développer son équilibre au profit des entreprises, de leurs collaborateurs et plus largement de la jeunesse.

Alors que la reprise économique s'installe et que, paradoxalement, de nombreux secteurs économiques dont la coiffure peinent à recruter du personnel qualifié, il est indispensable de mener de véritables réformes structurelles pour répondre à cette question simple : de nombreux chefs d'entreprise cherchent à recruter des apprentis, mais ne trouvent pas de candidats. 

Le réseau UNEC, acteur majeur de la formation des apprentis, soutien l'idée qu'il est nécessaire de réformer l'apprentissage en la modularisant, en créant des passerelles vers d'autres métiers et vice versa, en favorisant son accès à n'importe quel âge et depuis n'importe quelle formation initiale avec des systèmes d'équivalence, en créant un sas a l'entrée, en assouplissant les règles liées au temps de travail de façon à permettre aux apprenants de s'entraîner aux gestes.

Les principales propositions portées par L’UNEC et le réseau des Chambres de métiers s’appuient sur ;

-       Une adaptation des parcours d’apprentissage et de l’offre de formation aux nouveaux publics, aux nouvelles pédagogies et aux enjeux de la digitalisation

-       Une meilleure préparation des futurs apprentis avant leur entrée en entreprise

-       Une meilleure implication des professionnels, des branches et des chambres de métiers comme partenaires de l’orientation

-       Une rémunération adaptée aux nouveaux profils des apprentis et des aides mieux réparties

-       Une plus juste affectation de la taxe d’apprentissage aux Centres de Formation des Apprentis

-       Une valorisation du rôle et de la fonction de maître d’apprentissage

-       Une simplification du cadre juridique de l’apprentissage avec une uniformisation des rémunérations et temps de présence en entreprise pour tous les contrats en alternance.

Pour Bernard Stalter « le métier de coiffeur n’est pas immuable, il ne l’a jamais été. Il a toujours su s’adapter. C’est notre rôle, sa raison d’être, sa fierté même. A nous d’être ambitieux et de relever le défi d’une mutation bénéfique et nécessaire.

En 2016 la fréquentation globale des salons est restée stable, un résultat en demi-teinte qui masque deux grandes tendances : une clientèle féminine en baisse sensible tandis que la clientèle masculine, elle, progresse largement.

La fréquentation de la clientèle féminine enregistre une baisse de 16 % en l’espace d’un an pour un panier moyen en progression de 2,1 % à 47,88 euros. Un résultat en forme d’avertissement pour le président de l’UNEC : “ le défi pour la profession est de se remettre en question et de faire rêver cette clientèle qui a été considérée, à tort, comme définitivement acquise. ” A l’inverse Bernard Stalter ne peut que se réjouir de la montée en puissance de la clientèle masculine (+26 % en un an) - avec un panier moyen lui aussi en hausse (+6,5 % à 20,40 euros) - alors que tout laissait croire à une désaffection durable des salons par les hommes. “ Nous assistons à un véritable retour en force. L’homme prend soin de lui, il est exigeant. Le phénomène des tailles de barbes et de moustaches lié à l’évolution de la mode et des tendances n’est pas étranger à tout cela. Plus que jamais nous devons professionnaliser la coiffure masculine. ”


UNE TENDANCE LOURDE PAS SI RÉCENTE
Si elle s’est amplifiée au cours des trois dernières années avec le retour en force de la barbe, l’affluence des hommes dans les salons de coiffure trouve en réalité ses racines dans la création d’un néologisme ; métrosexuel. Apparu au milieu des années 90 en Grande-Bretagne il désigne un homme soigné, citadin qui travaille son apparence. Bref, un homme qui n’a plus honte de s’octroyer du temps pour lui et qui fréquente des lieux jusqu’alors réservés, en grande partie, aux femmes. Le temps a fait son oeuvre et depuis une petite dizaine d’années le métrosexuel a traversé la Manche pour s’installer durablement chez nous.
Si le filon de la coiffure masculine s’annonce florissant, pas question pour autant de faire du copié-collé. En effet lorsqu’ils viennent dans un salon les hommes apprécient d’autres codes que ceux déclinés dans les salons pour femmes. Mise en scène, mobilier, éclairage, accessoires, odeur ; ces messieurs préfèreront les espaces naturels et bruts. Plus virils quoi.

NON LA TONDEUSE ÉLECTRIQUE N’A PAS TUÉ LA COIFFURE MASCULINE !

 

A Mantes-la-Jolie dans son salon de la rue Gambetta Xavier Langlois est aux premières loges pour confirmer le renouveau de la coiffure masculine. Ici, au bien nommé Petit barbier qu’il a ouvert il y a seize ans, seuls les hommes poussent la porte d’un salon où les fauteuils de barbier jouent les premiers rôles. “ Au terme de mon apprentissage dans un salon mixte je me suis définitivement orienté vers la coiffure hommes ” explique le jeune patron qui assiste à une montée en puissance de son activité barbier depuis plusieurs années. “ Il y a 16 ans j’étais déjà sur le créneau de la coiffure masculine et de la barbe. J’en faisais une à deux par semaine. Aujourd’hui ça oscille entre 10 et 15 barbes par jour ! ” Quant à la démocratisation des tondeuses électriques elle ne l’inquiète pas outre mesure. “ ça réduit peut être le pourcentage des ventes mais ce n’est pas facile de reproduire chez soi ce que l’on trouve chez un professionnel. Quand un homme vient chez nous ce n’est pas seulement pour se faire coiffer ou raser, c’est aussi pour profiter d’un moment de détente.

BRÈVES :
REGRETS
Xavier Langlois du Petit Barbier a passé son CAP en 1989. Dernière année où la taille de la barbe était enseignée dans le cursus général. C’est donc lui qui a formé ses trois salariés à cette spécialité devenue aujourd’hui essentielle dans son activité. De quoi s’interroger sérieusement sur la nécessité de remettre rapidement au goût du jour cette spécialité au sein de la formation initiale.


ELLES AIMENT ÇA !
Selon un sondage Ifop réalisée pour O’Barber shop, 50 % des françaises trouvent les barbus sexy. Pas bêtes les hommes ont vite compris… 40 % portent la barbe. Une tendance encore plus forte chez les moins de 35 ans qui sont 52 % à la porter.


MODE ET RÉALITÉ
De bucheron ou façon viking, les barbes très fournies sont surtout présentes dans le milieu de la mode. Dans la réalité les clients trouvent qu’à partir d’une certaine longueur cela devient gênant. Surtout avec un col roulé ou une écharpe ! A moins de vivre toute l’année au soleil.

Aujourd'hui, les lycées professionnels constituent un atout pour former de jeunes professionnels qualifiés qui vont aider les entreprises à relever les défis économiques de l'avenir. La voie professionnelle souffre néanmoins d'un manque de lisibilité des diplômes, d'une adéquation imparfaite entre les formations proposées et les attentes du monde économique et d'une articulation trop limitée avec l'apprentissage. Malgré des réussites emblématiques, ces difficultés se traduisent par un déficit d'image et par la réticence des élèves et des familles à opter pour les formations qu'elle propose.

En articulation étroite avec la concertation lancée sur l'apprentissage, le gouvernement entend engager une rénovation en profondeur des formations et des diplômes, du CAP au BTS et au-delà, ainsi qu'une révolution culturelle pour promouvoir la diversité des formes d'excellence. Pour avancer vers cet objectif, Jean-Michel Blanquer,  Ministre de l'Éducation nationale, a confié à Céline Calvez, députée des Hauts de Seine, et à Régis Marcon, grand chef cuisinier, la mission de consulter et de formuler des propositions pour rendre la voie professionnelle plus attractive, efficace et ouverte.

C’est dans cette optique et après avoir été déjà entendu sur le sujet de l’apprentissage que l’UNEC a été consultée en ce début d’année au Ministère de l'Education nationale afin d’évoquer le cas précis de la filière coiffure.  Son message était clair : la formation professionnelle n’est pas uniquement une réponse aux difficultés économiques des entreprises qui dépendent pour l’essentiel de l’adéquation entre l’offre et la demande. Si nous partageons toutes et tous cette évidence, nous devons replacer le client au cœur des préoccupations afin d’identifier leurs motivations et leurs attentes afin d’ajuster les actions de formation. La formation professionnelle est un outil au service de la cohésion sociale, qui doit tenir compte des attentes des consommateurs et des jeunes d’aujourd’hui.

Les propositions de l’UNEC :

  • ÉTUDIER régulièrement les motivations des clients et les comportements des jeunes pour adapter la formation aux évolutions de la société
  • ADAPTER les référentiels aux évolutions de la société en y intégrant l’innovation, le marketing, le digital, le savoir-être
  • METTRE EN PLACE dans les lycées professionnels des systèmes de modules permettant aux étudiants de construire son cursus et se spécialiser
  • RACCOURCIR les délais de révision des référentiels
  • SIMPLIFIER / FACILITER l’accès à la profession
  • DYNAMISER les parcours de formation en créant des passerelles interactives entre les filières académique et professionnelle avec un système d’équivalence pour les compétences acquises dans d’autres cursus
  • PROMOUVOIR les métiers de la coiffure en développant les interventions d’entrepreneurs exemplaires dans les écoles collèges, les lycées, les universités en lien avec les organisations professionnelles et les CEE
  • VALORISER la filière professionnelle avec des campagnes de communication régulière dans les médias
  • DÉVELOPPER la formation des chefs d’entreprise à la formation des jeunes et mettre en place un système d’indemnisation du temps passé
  • REÉVALUER le niveau d’exigence à la hausse : note éliminatoire sur les fondamentaux même si cela doit réduire le nombre de candidats
  • OUVRIR les lycées professionnels à l’international avec un focus sur les langues et notamment l’anglais
  • REVOIR / ADAPTER la périodicité des stages en entreprises
  • METTRE EN PLACE pour les jeunes des périodes transitoires pour celles et ceux qui souhaitent s’engager comme par exemple le DIMA, qui permettent de tester la motivation, l’envie du jeune

Bernard Stalter, Président de l’UNEC, se réjouit de cette réflexion menée par le Ministère de l’Education nationale : « l’évolution est le maître-mot. Les attentes des clients sont de plus en plus précises et exigeantes. D’où l’impérieuse nécessité de pouvoir s’appuyer sur des équipes bien formées, compétentes et désireuses de progresser. Nous œuvrons actuellement pour la pérennisation d’une formation professionnelle ouverte sur le progrès, la modernité et la prise en compte de changements que ne saurions ignorer ».

Ils sont partenaires de l'UNEC

  • Institutions de la coiffure
  • DGE
  • Loreal professionnel
  • aesio
  • Cegeco