Ouvrir son salon de coiffure : quels sont les financements possibles ?

Financer-salon-de-coiffure

Dans votre projet d’ouvrir un salon, la question des finances est centrale. Vous avez en effet besoin de fonds pour pouvoir démarrer votre activité et la faire perdurer. Mais quel budget faut-il pour ouvrir un salon de coiffure ? Les besoins peuvent énormément varier d’un projet à l’autre, avec un coût d’installation allant de 50 000 € pour un établissement indépendant, à plus de 100 000 € pour un salon franchisé. Que vous soyez créateur ou repreneur, il existe diverses solutions de financement adaptées à vos besoins.

L’apport personnel comme capital de départ

Pour devenir coiffeur et ouvrir son propre salon, il est nécessaire de disposer de fonds propres. Les fonds propres constituent le financement de base de votre projet, son capital de départ, et il doit être apporté par le porteur de projet lui-même, c’est-à-dire vous. Ce capital peut être constitué de vos propres économies et de celles de vos associés, d’une collecte de financement participatif ou encore d’un prêt d’honneur (prêt à taux zéro accordé par certains organismes d’accompagnement sous certaines conditions).

Votre apport personnel est primordial pour :
• enclencher et lancer votre projet ;
• faire face aux premières dépenses ;
• avoir accès aux prêts bancaires.

Pour compléter cet apport personnel, vous aurez très certainement besoin de faire un emprunt auprès d’un établissement bancaire. Pour vous octroyer un prêt, les banques exigent généralement que vos fonds propres couvrent environ 30 % des besoins financiers de votre projet.

Le prêt bancaire

Pour ouvrir un salon, les finances complémentaires sont bien souvent fournies par un établissement bancaire. Une fois vos fonds propres rassemblés, vous pourrez donc solliciter une banque ou un organisme de crédit pour obtenir un emprunt. Pour cela, vous devez préparer un business plan solide et détaillé. Ce document vous permet de démontrer la viabilité de votre projet à la banque, de justifier vos dépenses et de prouver la rentabilité de votre future activité. Disposer d’un apport personnel est essentiel pour inspirer confiance aux financeurs et donc obtenir un prêt.

En fonction de votre business plan, la banque vous proposera donc une offre de prêt, généralement à hauteur de 70 % des investissements corporels (achat du matériel), du fonds de commerce et, dans certains cas, du fonds de roulement. Bien souvent, les établissements bancaires exigent que les fonds propres soient au moins équivalents au montant du prêt demandé. En ce qui concerne la durée de remboursement du prêt, il est en moyenne de 7 ans dans le domaine de la coiffure.

L’aide à la création d’entreprise

Pour ouvrir votre salon de coiffure sereinement, il peut être intéressant de solliciter les aides de l’État auxquelles vous avez droit. Le chiffre d’affaires d’un salon de coiffure ouvert seul ou avec des associés n’est pas toujours suffisant les premiers mois. Pour vous aider, l’ACRE vous permet de bénéficier d’une exonération de charges pendant la première année de votre activité.

Le dispositif NACRE, accessible aux créateurs d’entreprises sans emploi, offre quant à lui un accompagnement personnalisé, l’accès à un prêt à taux zéro et un soutien au montage et au développement de votre entreprise.

Citons également l’ARCE (aide à la reprise ou création d’entreprise), qui permet de recevoir ses allocations chômage sous forme de capital, et qui peut donc venir compléter un apport personnel.

Il existe aussi des aides par zones, octroyées aux créateurs d’entreprises qui choisissent de s’implanter dans une zone géographique prioritaire. Les conseils régionaux sont également susceptibles de proposer des aides financières aux entrepreneurs.

Les sociétés de cautionnement

Faire appel à une société de cautionnement peut également faire partie des solutions pour devenir coiffeur et financer son salon. Si, pour obtenir un prêt, votre banque vous demande une garantie (hypothèque ou caution personnelle) que vous n’avez pas les moyens d’honorer, alors vous pouvez vous tourner vers un organisme de cautionnement comme OSEO, spécialisé dans les projets de petites et moyennes entreprises. Ces sociétés prennent en charge le risque de façon partielle pour vous permettre d’obtenir un prêt bancaire plus facilement.